Le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) a rejeté les allégations du gouvernement éthiopien selon lesquelles il aurait collaboré avec le gouvernement érythréen pour mener une guerre contre l’Ethiopie.
Selon une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU, Antonio
Guterres, consultée par APA jeudi, le TPLF s’est dit contraint de
répondre à cette accusation, qu’il a qualifiée d’« inexacte et
politiquement motivée ».
Dans une lettre datée du 2 octobre 2025 adressée au secrétaire général
de l’ONU, António Guterres, le ministère éthiopien des Affaires
étrangères a accusé le gouvernement érythréen et le TPLF de collusion
pour mener une guerre contre l’Ethiopie, alléguant que les deux pays
collaborent au sein d’une nouvelle alliance baptisée « Tsimdo ». Le
ministère allègue également leur implication dans une récente
offensive de la milice Fano visant à s’emparer de Woldiya. Le parti a
accusé le gouvernement fédéral de tenter de « détourner l’attention de
ses violations continues et graves » de l’Accord de cessation
permanente des hostilités (ACH), signé à Pretoria en novembre 2022.
Le TPLF a plutôt appelé à un engagement international renouvelé pour
garantir la pleine mise en œuvre de l’accord de paix de Pretoria.
« Il est profondément regrettable qu’au lieu de se concentrer sur la
mise en œuvre effective de l’Accord de Pretoria, le gouvernement
fédéral semble déterminé à détourner l’attention de la communauté
internationale par des histoires inventées et des campagnes de
diffamation contre le TPLF », a déclaré la lettre.
Le TPLF a rejeté comme « totalement infondée » l’accusation du
gouvernement selon laquelle il se préparait à la guerre en
coordination avec l’Érythrée et d’autres groupes armés.
La lettre indiquait que les nouvelles interactions interpersonnelles
entre les communautés du Tigré et d’Erythrée « auraient dû être
reconnues comme une étape positive et constructive vers la
consolidation de la paix et la réconciliation régionale, plutôt que
présentées à tort comme un complot en vue d’une reprise du conflit ».
Le groupe a averti que le gouvernement semblait « constituer un
argument en faveur d’une nouvelle guerre dans la région », ce qui,
selon lui, compromet le processus de paix et risque de raviver
l’instabilité.
Si le TPLF affirme avoir honoré ses engagements au titre de l’accord
de Pretoria – vérifiés par l’UA et des observateurs internationaux -,
il soutient que des dispositions clés restent non respectées,
notamment celles concernant la protection des civils, le retrait des
forces non membres des ENDF et le retour en toute sécurité des
personnes déplacées.
MG/abj/fss/Sf/APA







