Le 28 mars a marqué des moments forts de l’histoire africaine, de la résistance coloniale aux transformations politiques, en passant par des crises humanitaires et sociales.
Le 28 mars 1900, la reine mère Yaa Asantewaa déclenche la guerre du Trône d’Or contre les forces coloniales britanniques dans l’actuel Ghana, après qu’un gouverneur britannique avait exigé de s’asseoir sur le Golden Stool, symbole sacré de l’autorité et de l’identité ashanti. Nommée commandant en chef, elle conduit son peuple dans un siège de plusieurs mois. La rébellion est écrasée, mais le Golden Stool reste intact et demeure un symbole de fierté et d’unité pour les Ashanti.
Le 28 mars 1953, Melchior Ndadaye naît à Muramvya, au Burundi. Il deviendra en 1993 le premier président démocratiquement élu du pays et une figure majeure de l’histoire politique burundaise. Son assassinat quelques mois après son investiture déclenche une guerre civile prolongée et meurtrière.
Le 28 mars 1994, à Johannesburg, des gardes de sécurité du African National Congress (ANC) ouvrent le feu sur des partisans de l’Inkatha Freedom Party rassemblés devant le siège du parti, tuant au moins dix‑neuf personnes. Ce massacre, survenu alors que le pays se prépare aux premières élections multiraciales, reste l’un des épisodes les plus controversés de la transition post-apartheid.
Dans d’autres faits africains du 28 mars, les Nations Unies lancent en 2006 un appel humanitaire pour venir en aide aux populations touchées par la crise alimentaire dans le Sahel, notamment en Mauritanie, au Mali, au Niger et au Burkina Faso.
En 2007, le Premier ministre Lansana Kouyaté forme en Guinée un gouvernement largement issu de la société civile pour apaiser la crise politique post-électorale.
Le 28 mars a également été marqué, dans les années 1960 en Afrique du Sud, par des mobilisations contre le régime de l’apartheid, avec des actions symboliques telles que la grève générale et la destruction des passbooks, instruments clés de contrôle de la population noire.
Sf/APA







