Plusieurs événements historiques marquants pour le continent africain sont survenus un 26 juillet, date qui demeure fortement symbolique à l’échelle panafricaine.
Le Libéria célèbre ce vendredi le 177e anniversaire de son indépendance, proclamée le 26 juillet 1847 par des Afro-Américains affranchis venus s’installer sur la côte ouest-africaine. Le pays devient alors la première république indépendante d’Afrique dirigée par des Noirs, avec Joseph Jenkins Roberts comme président fondateur. L’indépendance est commémorée chaque année par des défilés civils et militaires, des prières interconfessionnelles et une adresse solennelle du président, Joseph Boakai, qui a cette année appelé à « renforcer l’unité et l’engagement pour un développement inclusif ».
Le 26 juillet 1953 marque également le début de la lutte armée de Fidel Castro à Cuba, avec l’attaque de la caserne de Moncada à Santiago. Cet événement a profondément inspiré de nombreux mouvements de libération africains, en particulier dans les années 1960 et 1970. L’influence idéologique du castrisme se retrouvera plus tard dans les révolutions africaines au Mozambique, en Guinée-Bissau ou encore en Angola.
Le 26 juillet 2021, le président tunisien Kaïs Saïed décidait de suspendre les activités du Parlement, provoquant une onde de choc dans la jeune démocratie issue du « Printemps arabe ». Ce tournant politique est qualifié par l’opposition de « coup d’État constitutionnel ». Depuis, la Tunisie a connu une concentration croissante des pouvoirs entre les mains du chef de l’État, suscitant inquiétudes et critiques sur l’avenir des libertés publiques dans le pays.
Enfin, le 26 juillet 2023, la junte militaire au Niger renversait le président élu Mohamed Bazoum, dans un coup d’État qui allait entraîner la suspension du pays des instances de la Cédéao et une profonde reconfiguration de la scène politique au Sahel. Ce putsch marque un tournant dans la dynamique sécuritaire régionale, les nouvelles autorités se rapprochant de partenaires comme le Mali et le Burkina Faso dans l’Alliance des États du Sahel (AES).
Sf/APA






