Le 23 juillet reste une journée emblématique dans l’histoire africaine, marquée par des révolutions, des crises coloniales et la disparition de figures majeures du continent.
Le 23 juillet 1999, le Maroc est plongé dans le deuil avec le décès du roi Hassan II, survenu à Rabat après 38 années de règne. Figure centrale de la politique marocaine, il laisse derrière lui un royaume modernisé mais traversé par de nombreux défis. Son fils, Mohammed VI, lui succède le jour même, perpétuant la dynastie alaouite et ouvrant une nouvelle page de l’histoire du Maroc.
Cette date est également synonyme de changements profonds ailleurs sur le continent. Le 23 juillet 1952, l’Égypte entre dans une nouvelle ère avec le coup d’État des « Officiers libres » dirigés par Gamal Abdel Nasser et Mohamed Naguib. Ils mettent fin à la monarchie du roi Farouk et proclament la République égyptienne. Cet événement est commémoré chaque année comme la Révolution du 23 juillet.
Le 23 juillet 1961, la Tunisie et la France signent un cessez-le-feu pour clore la crise de Bizerte, un affrontement sanglant autour du contrôle de la base navale française. Cet accord ouvre la voie au retrait définitif des troupes françaises en 1963.
Enfin, le 23 juillet est aussi une date de naissance symbolique : en 1892 naît Haïlé Sélassié Iᵉʳ en Éthiopie. Empereur de 1930 à 1974, il incarnera la modernisation de son pays et la résistance au colonialisme.
Ainsi, le 23 juillet reste une date chargée d’histoire, marquée par des deuils, des ruptures et des naissances qui ont façonné le destin de plusieurs nations.
Sf/APA






