L’insurrection libyenne franchit un tournant décisif le 22 août 2011 avec l’entrée des forces rebelles dans le cœur de Tripoli, où elles prennent le contrôle de plusieurs secteurs stratégiques, précipitant l’effondrement du pouvoir de Mouammar Kadhafi après 42 ans de règne.
L’offensive contre la capitale libyenne débute dans la nuit du 20 au 21 août 2011, alors que les combattants du Conseil national de transition (CNT) progressent vers Tripoli depuis plusieurs directions, tandis qu’un soulèvement éclate à l’intérieur de la ville.
Dans la nuit du 21 au 22 août, les insurgés atteignent le centre de la capitale et s’emparent notamment de la place Verte, symbole du régime de Kadhafi. Des milliers de personnes descendent dans les rues pour célébrer l’avancée des rebelles.
La situation reste toutefois instable. Le 22 août, les forces loyalistes conservent certaines positions et des combats se poursuivent dans plusieurs quartiers. Le complexe de Bab al-Aziziya, principale résidence et symbole du pouvoir de Kadhafi, ne tombe aux mains des rebelles que le 23 août.
Le dirigeant libyen demeure introuvable et continue d’appeler ses partisans à résister. La progression des insurgés entraîne néanmoins la désagrégation rapide de l’appareil d’État installé depuis le coup d’État de 1969.
La bataille de Tripoli intervient après plusieurs mois de conflit déclenché par le soulèvement de février 2011 contre le régime de Kadhafi. Elle est également facilitée par l’intervention internationale autorisée par le Conseil de sécurité de l’ONU et la campagne aérienne menée par l’OTAN contre les forces loyalistes.
Kadhafi sera finalement capturé et tué le 20 octobre 2011 à Syrte, tandis que le CNT proclamera la libération de la Libye trois jours plus tard.
Le 22 août 2011 constitue ainsi l’un des principaux tournants de la révolution libyenne : la perte de Tripoli prive le régime de Kadhafi de son principal centre de pouvoir et annonce la fin prochaine de son règne.
Sf/APA







