Le 14 mars jalonne plusieurs épisodes marquants de l’histoire africaine et afro-descendante, entre résistances à la domination coloniale, luttes politiques et attentats liés au combat contre l’apartheid.
Le 14 mars 1923, Samuel Maharero s’éteint à Serowe dans le protectorat britannique du Bechuanaland, l’actuel Botswana. Chef suprême des Ovaherero de l’actuelle Namibia, il avait dirigé la révolte de 1904 contre l’administration coloniale allemande. La répression orchestrée par le général Lothar von Trotha, marquée par un ordre d’extermination visant le peuple herero, est aujourd’hui reconnue comme l’un des premiers génocides du XXᵉ siècle. Après la défaite des insurgés lors de la Battle of Waterberg le 11 août 1904, Maharero avait conduit une partie de son peuple vers le Bechuanaland britannique, où il vécut en exil jusqu’à sa mort.
Le 14 mars 1982, vers 9 heures du matin, une bombe d’environ onze kilogrammes explose à l’arrière du 28 Penton Street, dans le quartier d’Islington à London, où l’African National Congress (ANC) avait installé depuis les années 1960 son principal quartier général en exil. L’explosion cause d’importants dégâts matériels dans les immeubles voisins. Une seule personne est blessée, Vernet Mbatha, volontaire de l’ANC présent dans le bâtiment. L’attaque est attribuée aux services de sécurité du régime d’apartheid basé à Prétoria. Plusieurs responsables sud-africains, dont Johann Coetzee et Craig Williamson, reconnaîtront leur implication devant la Truth and Reconciliation Commission à la fin des années 1990. Malgré l’attentat, l’ANC maintiendra ses activités internationales jusqu’à la fin de l’apartheid et l’élection en 1994 de Nelson Mandela à la présidence de l’Afrique du Sud.
Le 14 mars 1979, dans le contexte de la guerre opposant la Tanzanie aux forces du dictateur ougandais Idi Amin, les troupes de Tanzania et les combattants ougandais de l’exil poursuivent leur avancée sur le territoire de l’Uganda après la bataille décisive de Battle of Lukaya. Cette progression militaire ouvrira la voie, quelques semaines plus tard, à la chute du régime d’Amin Dada et à la prise de Kampala par les forces tanzaniennes et les insurgés ougandais en avril 1979.
Le 14 mars 2013, le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio, élu pape la veille sous le nom de Pape Francis, célèbre au Sistine Chapel sa première messe en tant que chef de l’église catholique. Son pontificat marquera rapidement un tournant dans les relations du Vatican avec le continent africain, qu’il visitera à plusieurs reprises, notamment au Kenya, en Ouganda et en RCA en 2015, soulignant le rôle croissant de l’Afrique dans l’avenir du catholicisme mondial.
Sf/APA







