Le 10 juillet reste une date marquante pour l’Afrique et sa diaspora, entre exploits médicaux, conquêtes politiques et victoires symboliques, du cœur de Chicago aux indépendances et transitions africaines.
À Chicago, le 10 juillet 1893, le Dr Daniel Hale Williams réalise la première chirurgie cardiaque ouverte réussie. Selon History.com, il opère un patient victime d’une plaie au cœur en suturant le péricarde sans antibiotiques ni transfusion, ce que Heart.org considère comme « un jalon dans l’histoire de la médecine », salué dans la diaspora pour son audace et son impact.
Le 10 juillet 1964, au cœur de la crise congolaise, Moïse Tshombé est nommé Premier ministre du Congo. D’après SA History Online, son retour d’exil pour former un gouvernement de salut public incarne l’espoir de ramener la stabilité dans un pays fracturé par les sécessions et les rébellions.
Le 10 juillet 1973, les Bahamas, dont la population est majoritairement issue de la traite transatlantique, accèdent à l’indépendance du Royaume-Uni. À en croire Britannica, ce moment est célébré comme une victoire symbolique de la diaspora africaine, marquée par la levée du nouveau drapeau sous les applaudissements de la foule, comme le mentionne RoyalWatcher.
Le 10 juillet 1978, un coup d’État militaire conduit par le colonel Mustafa Ould Salek renverse le président Moktar Ould Daddah en Mauritanie. Cette prise de pouvoir met fin à dix‑huit années de régime, minées par la guerre du Sahara, et ouvre une nouvelle ère politique sous la bannière du Comité militaire de redressement national.
Le 10 juillet 1991, l’Afrique du Sud adhère officiellement au Traité sur la non‑prolifération nucléaire (TNP), devenant le premier pays à avoir développé des armes nucléaires avant d’y renoncer volontairement. À Prétoria, le ministre des Affaires étrangères Pik Botha signe l’acte d’adhésion, ouvrant ainsi la voie à des inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et marquant un tournant vers la réintégration internationale de son pays, alors en pleine transition post-apartheid.
Deux ans plus tard, le 10 juillet 1993, Melchior Ndadaye est investi président du Burundi à Bujumbura. Premier président démocratiquement élu et premier Hutu à accéder à la magistrature suprême, il ouvre une brève période de transition démocratique dans un contexte de tensions ethniques persistantes.
Sf/APA







