Le Maroc et l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI/ICAO) ont signé, mardi à Marrakech, deux conventions visant à renforcer la formation et l’innovation dans le secteur de l’aviation civile.
Deux accords autour de la formation et de l’innovation ont été signés entre le Maroc et l’OACI, lors de la cérémonie d’ouverture de la 5e édition du ICAO Global Implementation Support Symposium (GISS 2026), par le ministre marocain du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, et le secrétaire général de l’ICAO, Juan Carlos Salazar.
Le premier accord, qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération internationale dans le domaine de l’aviation civile, vise à mettre en œuvre un programme international de formation des inspecteurs de l’aviation civile au profit des États membres, en particulier des pays en développement. Ce programme, qui débutera cette année, vise à former près de 100 inspecteurs par an, contribuant au renforcement des capacités en matière de sécurité aérienne et à l’amélioration des indicateurs de performance du contrôle de l’aviation civile au niveau international. Il couvrira divers domaines, notamment les opérations aériennes, la navigabilité des aéronefs, la sûreté aérienne, la navigation aérienne, les enquêtes sur les accidents et le transport aérien, conformément aux normes de l’OACI. Les formations se dérouleront au Maroc, en présentiel ou en format hybride, et seront dispensées en français et en anglais.
En vertu de cette convention, l’OACI apportera son soutien à la gestion du programme, notamment en assurant la communication avec les États membres, le traitement des demandes de subvention et la délivrance des décisions d’admission. Le ministère du Transport et de la Logistique se chargera du financement du programme et de la mise à disposition des infrastructures et équipements nécessaires à son bon déroulement.
Le second accord vise à renforcer le système aérien marocain en améliorant les capacités de facilitation et de sécurité, conformément aux normes internationales. En matière de facilitation, le projet vise à optimiser le traitement des flux de passagers et la gestion des frontières, en mettant l’accent sur les pratiques d’évaluation des risques pour certaines catégories de passagers, notamment les personnes non autorisées.
Il vise également à améliorer les procédures de facilitation afin de garantir que les exigences accrues de sécurité n’entravent pas la fluidité du trafic des passagers, en trouvant un juste équilibre entre contrôle et confort.
S’agissant de la sûreté aérienne, le projet aborde des domaines clés tels que l’inspection et le contrôle des personnes bénéficiant de privilèges spéciaux, y compris les diplomates, conformément aux conventions internationales.
L’accord vise également à renforcer la sécurité des marchandises sensibles et à haut risque, et à développer des mesures de cybersécurité pour protéger les systèmes aériens et les données sensibles.
L’ICAO-GISS 2026 est organisé du 14 au 16 avril par le ministère du Transport et de la Logistique, en partenariat avec l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), sous le thème « Solutions régionales, bénéfices mondiaux ».
AK/te/Sf/APA





