La 14ᵉ édition du Salon international de la datte du Maroc (SIDATTES) s’est clôturée sur un bilan record, totalisant plus de 38 millions de dirhams (environ 3,8 millions de dollars) de transactions et près de 95 000 visiteurs sur cinq jours, selon les chiffres communiqués par les organisateurs.
Organisée à Erfoud, dans le sud-est du pays, la présente édition du SIDATTES a réuni plus de 220 exposants issus de neuf pays, venus présenter leurs filières dattières, explorer des partenariats et accéder au marché marocain. Le salon, placé sous le thème « Gestion durable des ressources en eau : fondements du développement des palmeraies et des oasis », a mis en lumière la gravité du stress hydrique qui affecte les zones oasiennes et les écosystèmes agricoles traditionnels.
Le ministère de l’Agriculture, en collaboration avec l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et arganières (ANDZOA) et l’Association du SIDATTES (ASIDMA), a structuré le programme autour de la résilience hydrique et de la durabilité agricole. Un symposium scientifique a rassemblé des chercheurs de l’INRA, de la FAO et du Centre international de recherche agricole dans les zones arides (ICARDA) afin d’identifier des stratégies d’adaptation au changement climatique.
L’un des moments forts du salon a été la présentation du projet hydro-agricole Maktaa Sfa, visant à canaliser les eaux de crue du fleuve Gheris vers le lac Merzouga. Doté d’un investissement de 85,23 millions de dirhams (près de 9 millions de dollars), ce projet ambitionne d’irriguer 1 194 hectares dans les communes de Rissani et Taous et de bénéficier à 6 770 habitants. Il comprend la construction d’un barrage de dérivation, de canaux de transfert et d’irrigation, ainsi que la réhabilitation du réseau hydrique local.
Le salon, étendu sur 40 000 m², a été structuré en plusieurs espaces thématiques : exposition commerciale, innovations agricoles, élevage oasien, et produits dérivés. La zone centrale « Rahba », d’une superficie de 3 000 m², a permis aux producteurs, coopératives et entreprises agroalimentaires de présenter la diversité des variétés marocaines et internationales.
Au-delà de la vitrine économique, le SIDATTES 2025 s’inscrit dans la stratégie nationale « Génération Verte 2020-2030 », qui promeut un modèle agricole résilient et inclusif. Les organisateurs ont souligné l’importance des filières oasiennes dans la souveraineté alimentaire et la lutte contre la désertification, alors que la raréfaction des ressources en eau impose de repenser les modes de production.
MK/ac/Sf/APA







