À l’heure du plan de paix à Gaza, en 21 points proposés par Donald Trump, acquis à la solution à deux États, le Maroc appelle à un retour aux négociations.
Intervenant lundi devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (CDH) à Genève, l’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU à Genève, Omar Zniber, a appelé à l’ouverture de tous les points de passage vers la bande de Gaza afin de permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et au retour sécurisé des civils déplacés vers leurs lieux de résidence.
Il a rappelé dans ce cadre que le Roi Mohammed VI, en sa qualité de Président du Comité Al Qods, a ordonné l’établissement d’un pont aérien humanitaire vers Gaza, qui a permis l’acheminement de près de 300 tonnes d’aide humanitaire (nourriture, médicaments, matériel de secours), via des itinéraires inédits, dans le but d’alléger les souffrances de la population civile.
Le diplomate marocain appelé au respect du statu quo historique de 1967 qui régit les lieux de culte islamiques et chrétiens dans la ville d’Al Qods et réaffirmé l’attachement du Maroc à la préservation du rôle central de l’UNRWA ainsi qu’à celui des autres institutions palestiniennes chargées de l’aide humanitaire.
Il s’est félicité par ailleurs du large élan international en faveur de la reconnaissance de l’État de Palestine, qui s’inscrit dans le cadre du soutien croissant à la solution à deux États, considérée comme la plus rationnelle et la plus réaliste pour sortir du cycle de violence. Rabat avait déjà réitéré son soutien à la solution à deux États lors d’une réunion de la Ligue arabe le 4 septembre dernier.
Cet appel de Rabat intervient alors que le président américain Donald Trump a annoncé ce lundi un plan de 20 points pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien de Gaza. Un plan qui a été accepté par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
Ce plan prévoit la fin « immédiate » de la guerre déclenchée à Gaza par l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 et un retrait par étapes des forces israéliennes. Il stipule que tous les otages devront être libérés dans les 72 heures.
MK/Sf/APA






