L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a annoncé que plus de 14 000 migrants ont été interceptés en Méditerranée et renvoyés en Libye depuis janvier 2025. Ce chiffre, qui inclut hommes, femmes et enfants, souligne l’ampleur des flux migratoires irréguliers et les conditions précaires de ceux qui tentent la traversée.
Selon l’OIM, 12 170 hommes, 1 295 femmes et 453 enfants figurent parmi les personnes refoulées. L’organisation rappelle régulièrement que la Libye n’est pas considérée comme un port sûr pour le débarquement des migrants, en raison des violences persistantes et des violations des droits humains. Les données publiées confirment la persistance d’une pression migratoire sur la Méditerranée centrale et la fragilité du système de protection.
L’OIM a facilité jeudi le retour volontaire de 158 migrants irréguliers depuis Benghazi, dans l’est de la Libye, vers Dhaka, capitale du Bangladesh. L’opération s’inscrit dans le cadre du programme européen de protection et de réintégration des migrants en Afrique du Nord.
Ces retours organisés répondent aux demandes de migrants souhaitant quitter la Libye, où ils restent exposés à la détention arbitraire, aux violences et à l’exploitation. L’OIM souligne que ces vols de retour incluent également des mécanismes de réintégration dans le pays d’origine, afin de réduire les risques de rémigration forcée. Le Bangladesh reste l’un des principaux pays d’origine des migrants bloqués en Libye.
Selon l’OIM, plus de 100 000 migrants ont été rapatriés de Libye vers leur pays d’origine au cours des dix dernières années. Mais près de 800 000 personnes, issues majoritairement d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud, demeurent encore sur le territoire libyen.
La Libye, pays de transit incontournable en Méditerranée centrale, reste un point de passage majeur vers l’Europe. Toutefois, les départs sont fortement entravés par la surveillance maritime et les interceptions menées avec le soutien de partenaires européens. La situation humanitaire reste préoccupante, avec des milliers de migrants vivant dans des conditions précaires et exposés aux réseaux de traite.
MK/Sf/ac/APA







