Les communes de Colia et Lisso, dans la préfecture de Boffa au nord-ouest de la Guinée, ont franchi une étape majeure dans la protection des droits des filles rapporte l’Agence Guinéenne de Presse.
Du 10 au 11 décembre 2025, les communes de Colia et Lisso en Guinée ont officiellement déclaré l’abandon des mutilations génitales féminines (MGF) et des mariages précoces au cours des cérémonies organisées par L’Association pour la promotion et le développement de l’entreprenariat et de la jeunesse APRODEJ, avec l’appui de l’UNICEF.
L’initiative a réuni autorités administratives, élus locaux, leaders communautaires, organisations féminines et de nombreuses jeunes filles venues exprimer leur engagement pour le changement. Dans ces localités rurales où les MGF et les unions précoces restent encore pratiquées malgré les campagnes menées ces dernières années, cette déclaration publique marque une avancée significative.
Selon APRODEJ, les efforts de sensibilisation entrepris depuis 2024 commencent à porter leurs fruits, avec une baisse progressive du taux de prévalence.
Les présidents des délégations spéciales de Colia et Lisso ont salué cette dynamique et demandé l’extension des activités de sensibilisation à l’ensemble des districts afin de renforcer la mobilisation communautaire.
Le coordinateur régional du projet MGF a rappelé que la démarche s’inscrit dans un processus de longue durée visant à faire comprendre les risques sanitaires, psychologiques et sociaux liés à ces pratiques.
« Les communautés ont désormais saisi les conséquences des mutilations génitales féminines et des mariages d’enfants. Elles ont choisi d’y mettre fin et de formaliser cet engagement devant les autorités », a-t-il affirmé.
La directrice préfectorale de l’enfance et des personnes vulnérables a, pour sa part, assuré les partenaires du soutien continu des autorités locales dans la mise en œuvre des politiques de protection des enfants.
Avec l’appui financier de l’UNICEF et le travail de terrain mené par APRODEJ, les deux communautés affirment ainsi leur volonté de protéger les jeunes filles et de tourner la page de pratiques néfastes qui compromettent leur avenir.
RNK/Sf/APA







