La République centrafricaine renforce ses capacités nationales de lutte antimines et de contrôle des armes légères, avec l’appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), dans l’objectif de pérenniser ces missions de sécurité.
Le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies, Ebrima Ceesay, a effectué, le 21 octobre 2026 à Bangui, une visite à l’Autorité nationale de lutte antimines (ANLAM) et à la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre (COMNAT-ALPC), afin d’évaluer les avancées réalisées grâce au partenariat avec les Nations unies.
Créée en septembre 2025, l’ANLAM bénéficie de l’accompagnement du Service de la lutte antimines des Nations unies (UNMAS) pour renforcer ses capacités opérationnelles. Cet appui a notamment permis la validation, en juin 2026, de la Stratégie nationale d’action antimines 2026-2031 et du Plan d’action national 2026-2028.
L’assistance onusienne porte également sur la réhabilitation des infrastructures, la fourniture d’équipements informatiques, de moyens de transport et de matériel spécialisé pour les opérations de déminage. Malgré ces acquis, l’institution doit encore renforcer ses effectifs, la formation technique de son personnel et sa présence au-delà de Bangui.
La délégation a également visité la COMNAT-ALPC, créée en 2017, où elle a assisté à des démonstrations de marquage et de destruction d’armes. Ces opérations visent notamment à prévenir le détournement des armes légères et de petit calibre et à empêcher leur réutilisation.
Le président de la Commission, Benjamin Saraganza, a souligné l’importance du marquage pour assurer la traçabilité des armes en cas de vol ou de disparition. Il a également évoqué la nécessité de détruire définitivement les armes obsolètes afin d’éviter qu’elles ne retombent entre de mauvaises mains.
À l’issue de sa visite, Ebrima Ceesay s’est félicité des résultats obtenus grâce à la coopération entre les Nations unies et les institutions nationales. Il a réaffirmé l’engagement de la MINUSCA à poursuivre son accompagnement, dans la limite des ressources disponibles, pour consolider les capacités locales et favoriser la prise en charge durable de ces missions par les autorités centrafricaines.
Les responsables de l’ANLAM souhaitent notamment la poursuite de l’appui technique de l’UNMAS pendant deux années supplémentaires, tandis que la COMNAT-ALPC a exprimé des besoins en équipements, en moyens logistiques et en ressources financières pour étendre ses activités à l’intérieur du pays.
TE/APA





