Le Forum africain de l’investissement et du commerce a été marqué par un plaidoyer algérien visant l’accélération de l’intégration africaine, notamment à travers des mécanismes comme la ZLECAf.
Les participants à la 12e édition du Forum africain de l’investissement et du commerce, organisée les 9 et 10 mai à Alger, ont appelé à accélérer l’activation effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), présentée comme un levier central pour renforcer les échanges intra-africains et soutenir la transformation économique du continent.
La ZLECAf constitue l’un des principaux projets économiques continentaux africains avec un marché potentiel de plus de 1,4 milliard d’habitants et un PIB combiné estimé à plus de 3 000 milliards de dollars.
Les travaux du forum ont principalement porté sur les mécanismes permettant de stimuler la croissance à travers le soutien aux start-up et aux petites et moyennes entreprises (PME), dans un contexte où l’Afrique cherche à réduire sa dépendance aux exportations de matières premières non transformées.
Cette orientation rejoint les objectifs de la ZLECAf, entrée officiellement en vigueur en 2021 et qui ambitionne de constituer le plus vaste marché intégré au monde en nombre de pays participants. Selon les données de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), le commerce intra-africain demeure limité, représentant environ 15% des échanges totaux du continent, contre près de 60% en Europe et environ 40% en Asie.
Dans ce contexte, la représentante de l’Union africaine, Ron Osman Omar, a insisté sur la nécessité de valoriser davantage les ressources africaines localement afin de créer davantage de valeur ajoutée industrielle et d’emplois. Cette approche vise également à réduire la vulnérabilité du continent aux fluctuations internationales des matières premières.
La présidente du Conseil économique africain, Amany Asfour, a estimé que les initiatives engagées ces dernières années avaient permis d’harmoniser progressivement les approches économiques africaines malgré les difficultés persistantes liées aux infrastructures, aux barrières tarifaires et aux disparités réglementaires entre États.
Le représentant de la Direction générale des Douanes, Mourad Ami, a pour sa part souligné que la ZLECAf avait déjà produit certains résultats concrets, même si son déploiement demeure encore partiel. Il a indiqué que le processus nécessitait davantage de temps afin d’évaluer pleinement ses retombées économiques et commerciales.
Les débats ont également mis l’accent sur le rôle des start-up et des PME dans la transformation des économies africaines. Plusieurs intervenants ont estimé que les jeunes entreprises Innovantes pouvaient contribuer à accélérer l’intégration des marchés africains, notamment dans les secteurs du numérique, des services financiers, de la logistique et des technologies agricoles.
Avec un marché potentiel de plus de 1,4 milliard d’habitants et un PIB combiné estimé à plus de 3 000 milliards de dollars selon l’Union africaine, la ZLECAf constitue l’un des principaux projets économiques continentaux africains.
MK/AK/Sf/APA






