Les dirigeants d’Afrique australe examinent les modalités proposées pour la création d’un nouveau Forum de dialogue SADC–États-Unis, une initiative visant à réorienter la coopération stratégique avec Washington face à l’évolution des dynamiques géopolitiques et aux priorités de développement de la région.
Selon la secrétaire exécutive adjointe de la SADC chargée de l’Intégration régionale, Angele Makombo N’tumba, le projet de termes de référence a été élaboré en collaboration avec l’ambassade américaine au Botswana et est actuellement soumis à l’examen des États membres.
« Ces documents sont toujours à l’étude par les États membres et nous transmettrons ensuite à la diplomatie américaine les observations finales consolidées », a-t-elle déclaré mercredi lors de la première édition du Forum de dialogue des hauts responsables SADC–États-Unis, organisée à Madagascar.
Cette réunion marque une étape importante vers l’instauration d’un cadre formalisé d’échanges entre la SADC et Washington, le projet de forum étant à l’étude depuis février 2022.
Mme N’tumba a souligné que cette instance offre l’occasion de remodeler le partenariat autour de « la confiance mutuelle, de valeurs partagées et d’avantages réciproques ».
Elle a rappelé que, depuis 2013, l’Accord-cadre sur l’objectif de développement régional guide la coopération entre les deux parties, mais que le contexte international actuel impose un dispositif plus réactif et stratégique.
« L’orientation politique et le mode opératoire de l’actuelle administration américaine traduisent un changement notable de priorités », a-t-elle relevé.
« Il est donc essentiel, à travers ce dialogue, de définir des mécanismes concrets pour s’adapter aux nouvelles réalités et recentrer notre coopération vers un partenariat plus efficace, fondé sur la confiance et le bénéfice mutuel. », ajoute-t-elle.
Pour sa part, la secrétaire adjointe adjointe américaine aux Affaires africaines, Melanie Higgins, a salué cette initiative, estimant qu’elle offre l’opportunité d’aligner les priorités régionales et américaines face aux défis mondiaux tels que l’insécurité alimentaire, l’accès à l’énergie et les contraintes de financement.
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