Les champs pétroliers offshore du Sinaï ont atteint leur plus haut niveau de production quotidienne depuis 2017, selon le ministère égyptien du Pétrole, qui met en avant une hausse de plus de 50% de la production depuis le début de 2025.
Le ministère égyptien du Pétrole et des Ressources minérales a annoncé dimanche que la région des champs pétroliers offshore du Sinaï produisait désormais environ 27 000 barils de pétrole brut par jour, un niveau inédit depuis neuf ans. Cette performance a été enregistrée dans une zone exploitée par le groupe italien Eni en partenariat avec l’Egyptian General Petroleum Corporation (EGPC), selon un communiqué officiel.
Les autorités égyptiennes attribuent cette progression à un vaste programme d’investissement couvrant les régions du golfe de Suez, du Sinaï et du delta du Nil. L’objectif affiché est de renforcer la production nationale d’hydrocarbures en améliorant la valorisation des actifs existants et en optimisant l’exploitation des gisements déjà en activité.
Selon les données du ministère, la production de la région a progressé de plus de 50% depuis janvier 2025, l’un des rythmes de croissance les plus élevés observés dans cette zone depuis plusieurs décennies. Cette évolution est jugée particulièrement notable alors que certains champs concernés sont exploités depuis plus de soixante ans, une situation généralement associée à un déclin progressif des rendements.
Le ministère souligne que cette hausse a permis de générer un surplus supérieur à 10 000 barils par jour, portant la production additionnelle cumulée à plus de 2,8 millions de barils depuis le début de l’année 2025. Les autorités estiment que ces résultats illustrent l’efficacité des programmes techniques destinés à prolonger la durée de vie des gisements matures.
Cette dynamique s’appuie sur un programme intensif d’optimisation de la production comprenant le déploiement de technologies récentes, l’amélioration de l’efficacité opérationnelle et la réduction des interruptions d’activité. La reprise des opérations de forage en 2026 a également contribué à soutenir cette progression.
Le ministère cite notamment les puits BM-133 et 113-M-131, dont la production combinée dépasse 3 200 barils par jour, avec des taux d’eau associés qualifiés de quasi nuls. Ces performances ont contribué à améliorer les rendements globaux de la région.
Cette augmentation de la production s’inscrit dans la stratégie poursuivie par l’Égypte pour renforcer sa sécurité énergétique. Le pays cherche à accroître son offre domestique de pétrole et de gaz afin de limiter sa dépendance aux importations énergétiques et de soutenir le développement de son secteur des hydrocarbures.
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