Le ministère égyptien de la Jeunesse et des Sports engage une restructuration du football national avec la fusion d’ENPPI et d’Al-Sharqiya, ainsi que de Petrojet et de Suez, dans le cadre d’un modèle fondé sur des sociétés de services sportifs.
Le ministère égyptien de la Jeunesse et des Sports a annoncé, lundi, la signature de deux protocoles d’accord ouvrant la voie à la fusion des clubs d’ENPPI et d’Al-Sharqiya, ainsi que de Petrojet et de Suez, à partir de la saison 2026-2027. Selon un communiqué officiel, cette réforme vise à optimiser la valorisation des actifs des clubs, à professionnaliser leur gouvernance et à renforcer leur viabilité financière grâce à la création de deux sociétés de services sportifs dédiées à la gestion du football.
Les deux protocoles ont été signés en présence d’Ahmed Diab, président de la Ligue égyptienne des clubs professionnels et président de la commission de la Jeunesse et des Sports au Sénat. Le premier accord associe ENPPI et Al-Sharqiya, tandis que le second réunit Petrojet et le club de Suez. Les futures sociétés auront pour mission d’assurer la gestion, l’exploitation et le développement des activités footballistiques, avec pour objectif d’améliorer les performances sportives et administratives tout en attirant davantage d’investissements privés.
« La signature de ces protocoles constitue une étape importante vers l’ancrage d’une gestion professionnelle au sein des clubs égyptiens », a déclaré Ahmed Diab. Il a indiqué que cette initiative marque le début d’une nouvelle phase de coopération entre clubs et entreprises, en attendant l’achèvement des procédures juridiques prévues par la loi égyptienne sur le sport pour la création des nouvelles entités.
Le ministère a également dévoilé les modalités de fonctionnement des deux opérations. Pour la société Suez-Petrojet Football, Petrojet détiendra 51 % du capital contre 49 % pour le club de Suez. Le conseil d’administration comprendra trois représentants de Petrojet et deux du club de Suez, tandis que les bénéfices seront répartis selon cette même clé de répartition. L’équipe évoluera au Nouveau stade de Suez et utilisera les installations du club de Suez pour ses entraînements. Selon Moataz Selim, président du comité provisoire du club de Suez, la licence sportive du club sera gelée en deuxième division afin de préserver son identité juridique en cas de dissolution de la société.
Un schéma similaire est prévu pour la fusion entre ENPPI et Al-Sharqiya, ENPPI détenant également 51 % du capital contre 49 % pour Al-Sharqiya. Les rencontres de l’équipe devraient être disputées au stade de l’Université de Zagazig ou au stade de Zagazig après leur mise à niveau. Les autres disciplines sportives continueront d’être exploitées sous le nom d’Al-Sharqiya, tandis qu’une commission technique évaluera les effectifs actuels de l’équipe première et du centre de formation.
À l’issue de cette restructuration, les clubs d’Al-Sharqiya et de Suez, initialement appelés à évoluer en deuxième division la saison prochaine, participeront finalement à la Premier League aux côtés d’ENPPI et de Petrojet. Les autorités égyptiennes laissent également entendre que d’autres rapprochements entre clubs populaires et clubs appartenant à des entreprises pourraient intervenir dans les prochains mois, dans le cadre d’une stratégie plus large de modernisation économique du football égyptien.
MK/Sf/APA







