Le Réseau des organisations de la société civile pour l’éducation et l’alphabétisation en Côte d’Ivoire (ROECI) appelle à des actions coordonnées avec les autorités compétentes afin que l’école ivoirienne demeure un lieu du savoir et de protection pour les élèves et les jeunes filles en particulier.
Les grossesses dans l’espace scolaire, en Côte d’Ivoire, connaissent une baisse constante depuis 2021-2022, d’après les données officielles du ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation. Cette tendance baissière est le résultat de plusieurs mesures fortes et cohérentes prises par le gouvernement.
Le Réseau des organisations de la société civile pour l’éducation et l’alphabétisation en Côte d’Ivoire (ROECI), créé il y a quelques mois, salue l’obtention de « résultats encourageants » par le gouvernement dans la lutte contre les grossesses en cours de scolarité.
Pour lutter contre les grossesses en milieu scolaire, le gouvernement ivoirien a instauré la tolérance zéro contre les auteurs de violences basées sur le genre (VBG), ainsi que l’organisation de campagnes de sensibilisation à l’endroit des communautés et des différents acteurs.
Dans cet élan, l’Etat s’est engagé à construire davantage de collèges et lycées d’excellence pour jeunes filles avec internats à travers le pays, et à intégrer dans les programmes scolaires des modules sur les droits en santé sexuelle et reproductive pour permettre aux élèves de mieux se protéger.
Le ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, à travers ses services, multiplie par ailleurs, l’ouverture de Comités de veille et de protection dans les établissements scolaires, incluant les enseignants, les élèves, les parents et les leaders communautaires.
Aujourd’hui, l’on constate le développement de clubs de sensibilisation dans les écoles, animés par les élèves eux-mêmes pour encourager les bonnes attitudes, les vertus sociales et la fermeté face aux vices pour rester concentré sur ses études.
Le ROECI qui salue tous ces efforts déployés et les résultats obtenus, souligne toutefois que le fléau des grossesses en cours de scolarité demeure une réalité préoccupante, bien que la prise en compte du report et la scolarité soit effective dans le système éducatif ivoirien.
Dans ce contexte, le ROECI appelle-t-il à une intensification des actions, notamment le signalement et le référencement afin de faciliter la prise en charge des victimes et l’application des sanctions afin de dissuader les auteurs.
L’organisation félicite les actions du Professeur Mariatou Koné, la ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation qui œuvre activement à cette tendance baissière, tout en exprimant son soutien aux efforts du gouvernement.
Le phénomène des grossesses en milieu scolaire en Côte d’Ivoire connaît une baisse significative depuis trois ans, avec trois cas sur 1 000 filles inscrites en 2025, soit un taux de 36,5%, selon des statistiques de la Direction des études, des stratégies, de la planification et des statistiques (DESPS).
Moins de cas de grossesses ont été enregistrés cette année scolaire 2024-2025 comparativement aux deux précédentes années scolaires. Le nombre de cas de grossesses est passé de 6 681 en 2022-2023 à 4 266 en 2024-2025, soit une baisse de 36,5%.
Sur 1 million 539 442 filles inscrites en 2024-2025, le nombre de filles enceintes représente 0,28% de l’effectif total des filles inscrites au secondaire, soit environ trois cas de grossesses pour 1 000 filles inscrites, selon les données de la Direction des études, des stratégies, de la planification et des statistiques (DESPS).
Durant l’année 2022-2023, le nombre de filles enceintes représentait 0,47% de l’effectif total des filles inscrites dans les établissements secondaires sur 1 million 419 897 filles inscrites, soit environ cinq cas de grossesses pour 1 000 filles inscrites.
En 2023-2024, sur quelque 1 million 505 190 filles inscrites, le nombre de filles enceintes représentait 0,36% de l’effectif total des filles inscrites au secondaire, soit environ 4 pour 1 000 filles inscrites. Le nombre de cas de grossesses est passé de 5 pour 1 000 filles inscrites en 2022-2023 à 3 pour 1 000 filles inscrites en 2024-2025.
AP/Sf/APA







