Le gouvernement djiboutien a adopté le règlement du budget 2024 et le collectif budgétaire 2025, marqués par une hausse des prévisions et une croissance soutenue.
Le Conseil des ministres djiboutien, réuni ce mardi 7 octobre 2025 sous la présidence du chef de l’État Ismaïl Omar Guelleh, a adopté le projet de loi portant règlement définitif du budget 2024 et le projet de loi de finances rectificatif pour l’exercice 2025, présentés par le ministre du Budget.
Selon le rapport présenté en séance, les comptes définitifs de l’État pour 2024 sont arrêtés à 145,1 milliards de FDJ (environ 816,7 millions USD) de recettes, soit 19 % du PIB, et 167,7 milliards de FDJ (943,7 millions USD) de dépenses. Les recettes fiscales atteignent 85,1 milliards de FDJ (479,1 millions USD), tandis que les recettes non fiscales s’élèvent à 42,5 milliards de FDJ (239,1 millions USD), portées par la hausse des loyers militaires et des dividendes publics. Les dons représentent 7,6 milliards de FDJ (42,8 millions USD) et les produits financiers 10 milliards de FDJ (56,3 millions USD).
Les dépenses totales, supérieures de 15,5 milliards aux prévisions, se décomposent en 116,6 milliards de FDJ (656,1 millions USD) de dépenses courantes, dont 40,5 milliards (228,0 millions USD) pour la masse salariale, et 33,1 milliards de FDJ (186,2 millions USD) d’investissements, majoritairement financés sur ressources internes.
Sur le plan macroéconomique, la croissance du PIB réel s’est établie à 6,8 % en 2024, portée par le dynamisme du secteur portuaire (+49 % du trafic de conteneurs) et du BTP (+16 %), tandis que l’inflation annuelle est restée contenue à 2,1 %.
Concernant le budget rectificatif 2025, le Conseil a approuvé un équilibre recettes-dépenses de 170,6 milliards de FDJ (960,3 millions USD), soit une hausse de 12,2 milliards de FDJ (68,6 millions USD) par rapport à la loi de finances initiale. Cette évolution reflète la reprise des activités portuaires, la bonne tenue du secteur de la zone franche et une inflation maîtrisée à 1,4 %.
Les ressources intérieures progressent de 13,6 %, alors que les ressources extérieures connaissent un léger repli. Les dépenses courantes s’élèvent à 101 milliards de FDJ (568,4 millions USD), en hausse de 3,26 milliards, et les investissements à 18,7 milliards de FDJ (105,3 millions USD), soit une progression de 1,52 milliard.
La principale mesure nouvelle introduite dans la loi rectificative est la création d’une taxe de 0,2 % sur les transferts internationaux sortants, destinée à élargir l’assiette fiscale.
Le gouvernement entend, à travers cette révision, maintenir l’équilibre des finances publiques, tout en renforçant les secteurs prioritaires tels que la santé, l’éducation, la sécurité et la justice, et en poursuivant les investissements structurants dans les infrastructures et l’énergie.
AC/Sf/APA







