Le Maroc a appelé mercredi les habitants établis à proximité des massifs forestiers à observer la plus grande prudence jusqu’au 8 juillet, l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) ayant classé vingt provinces du royaume en vigilance rouge, synonyme de risque extrême d’incendie.
L’évaluation ayant permis de classer 20 provinces marocaines sous alerte rouge s’appuie sur le dispositif national d’alerte précoce de l’ANEF, qui croise données météorologiques et état du couvert végétal. Selon l’Agence, le niveau rouge correspond à un risque extrême d’incendie de forêt, tandis que le niveau orange, immédiatement inférieur, désigne un risque élevé imposant une vigilance constante et l’abandon de toute pratique susceptible de provoquer un départ de feu.
Sont classées en alerte rouge les provinces de Rabat, Salé, Skhirate-Témara, Sidi Slimane, Essaouira, Agadir Ida-Outanane, Taroudant, Kénitra, Sidi Kacem, Khémisset, Fahs-Anjra, Larache, Ouezzane, Tanger-Assilah, Taza, Taounate, Ifrane, Séfrou, Meknès et El Hajeb. Douze autres provinces demeurent exposées à un risque élevé (orange), parmi lesquelles Al Hoceïma, Chefchaouen, Tétouan, Nador, Béni Mellal et Casablanca.
L’ANEF a invité les riverains des zones boisées, les professionnels amenés à y travailler ainsi que les voyageurs et visiteurs à rester extrêmement vigilants, à proscrire tout geste susceptible d’allumer un foyer et à signaler sans délai aux autorités toute fumée suspecte ou situation inhabituelle.
Les forêts couvrent près de 12% du territoire marocain. En 2025, les incendies y avaient parcouru 1 728 hectares, dont près de la moitié de formations arbustives et de végétation saisonnière, selon les données de l’agence.
Ces mesures interviennent alors que la Direction générale de la météorologie prévoit, jusqu’à jeudi, un épisode de fortes chaleurs sur le royaume, les températures pouvant atteindre 46°C dans plusieurs régions. Les autorités marocaines diffusent habituellement ce type d’avis pendant la période estivale, marquée par une recrudescence du risque d’incendies dans les zones forestières du pays.
MK/Sf/APA







