Les forces du maréchal Khalifa Haftar ont empêché l’inhumation de Saif al-Islam Kadhafi à Syrte, conduisant sa famille à transférer la dépouille à Bani Walid, selon son équipe juridique et médiatique.
Les forces loyales au maréchal Khalifa Haftar ont empêché l’enterrement de Saif al-Islam Kadhafi dans la ville de Syrte, après avoir imposé des conditions jugées « dures et inhumaines » par ses proches, a affirmé Aqila Dalhoum, responsable de l’équipe médiatique et juridique de Saif al-Islam. L’information a été rendue publique via une publication sur les réseaux sociaux.
Selon Mme Dalhoum, les conditions fixées par les forces contrôlant la région prévoyaient notamment l’interdiction de toute manifestation de deuil, la prohibition de l’affichage de photos ou de slogans liés à Saif al-Islam, ainsi que la limitation de la période de condoléances à trois jours seulement. Elle a indiqué que ces exigences avaient suscité un rejet massif au sein de la famille et de l’entourage du défunt.
Face à cette situation et après une position jugée favorable des habitants de Bani Walid, la décision a été prise de transférer la dépouille dans cette ville, où résident plusieurs membres de la famille Kadhafi. Bani Walid est historiquement considérée comme l’un des bastions tribaux restés loyaux à l’ancien régime. Saadi Kadhafi, frère de Saif al-Islam, a confirmé que l’inhumation aurait lieu dans un cimetière de la ville, aux côtés de leur frère Khamis, tué en 2011 lors du soulèvement ayant conduit à la chute de leur père.
Parallèlement, le ministre de l’Administration locale du Gouvernement d’unité nationale ( GUN), Abdulshafi Al-Joufi, a adressé une correspondance officielle au maire de Bani Walid, l’appelant à prendre des mesures urgentes afin de faciliter les procédures logistiques nécessaires à l’enterrement de Saif al-Islam Kadhafi. Cette démarche, précise la lettre, fait suite à une requête formelle de la famille et à des instructions émanant du chef du gouvernement.
Le ministre a insisté sur la nécessité de mener l’ensemble des démarches administratives et de service dans le respect des lois et règlements en vigueur, tout en veillant à ce que l’organisation des funérailles soit conforme aux considérations humanitaires et sociales. Cet épisode met une nouvelle fois en lumière les divisions politiques et territoriales persistantes en Libye, où les autorités rivales continuent de se disputer le contrôle des villes et des symboles hérités de l’ancien régime.
MK/AK/Sf/APA







