L’ambassade des États-Unis au Zimbabwe a annoncé mercredi la suspension immédiate de tous les services consulaires de visas, invoquant des différends non résolus avec les autorités zimbabwéennes.
La mesure de suspension des services de visas à l’ambassade du Zimbabwe, rendue publique sur le compte officiel X de la mission diplomatique, concerne aussi bien les visas d’immigration que de non-immigration, et ce jusqu’à nouvel ordre.
« Il ne s’agit pas d’une interdiction de voyager. Les visas actuellement valides ne sont pas affectés », a précisé l’ambassade, indiquant que la reprise des services fera l’objet d’une communication ultérieure.
Les visas diplomatiques et officiels restent disponibles, mais la suspension empêche la majorité des ressortissants zimbabwéens d’entamer de nouvelles démarches pour se rendre aux États-Unis.
La représentation américaine n’a pas précisé la nature exacte de ses différends avec le gouvernement de Harare.
Cette décision intervient dans un contexte de durcissement plus large de la politique migratoire américaine sous l’administration Trump, qui a récemment imposé de sévères restrictions à plusieurs pays africains.
Ces derniers mois, des interdictions totales de visas ont visé les ressortissants de la Somalie, du Soudan et de la Libye, tandis que l’Érythrée, le Soudan du Sud et la Sierra Léone ont subi des suspensions partielles concernant les visas étudiants, touristiques et de travail.
Début août, Washington avait également imposé de nouvelles cautions obligatoires de visa aux voyageurs en provenance du Malawi et de la Zambie, évoquant un taux élevé de séjours illégaux de leurs ressortissants.
Le Zimbabwe figure lui aussi parmi les pays invités à renforcer la sécurité de leurs documents de voyage et leurs protocoles, sous peine de nouvelles restrictions.
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