Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a indiqué que les États-Unis avaient laissé entendre un possible revirement concernant leur décision initiale de boycotter le sommet des dirigeants du G20, qualifiant cette annonce de dernière minute de « très positive ».
Lors d’une conférence de presse jeudi soir, à l’issue d’une réunion trilatérale avec le président du Conseil européen António Costa et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président Ramaphosa a précisé que Prétoria avait reçu de Washington une notification évoquant un changement d’approche quant à la participation américaine.
« Nous sommes toujours en discussion avec eux sur un éventuel revirement de position, sous une forme ou une autre, au sommet », a-t-il déclaré, ajoutant que cette annonce tardive avait déclenché des consultations urgentes pour en évaluer les implications.
Malgré le timing serré, Ramaphosa s’est dit satisfait de cette évolution, rappelant que « le boycott politique ne fonctionne jamais » et soulignant l’importance de l’engagement des États-Unis dans la gouvernance mondiale.
« Le G20 est un lieu de dialogue ; tous les pays y sont réunis et les États-Unis, première économie mondiale, doivent y participer », a-t-il indiqué.
Cette possible volte-face intervient après des semaines de tensions diplomatiques. Les États-Unis avaient précédemment annoncé un boycott total du sommet, contestant les priorités sud-africaines pour le G20 et menaçant de bloquer toute déclaration commune.
Plus tôt jeudi, Ramaphosa avait néanmoins assuré que les travaux du G20 progressaient de manière décisive, avec ou sans la participation américaine, et que les négociations sur une déclaration finale étaient sur le point d’aboutir.
Le sommet des dirigeants du G20, qui se tiendra pour la première fois en Afrique, se déroulera les 22 et 23 novembre à Johannesburg.
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