Les États-Unis ont interdit l’entrée sur leur territoire à un haut responsable de la police tanzanienne, en raison de son implication présumée dans de graves violations des droits de l’homme.
Une mesure d’interdiction d’entrée dans le territoire des États-Unis vise le commissaire adjoint principal Faustine Jackson Mafwele, que Washington accuse d’avoir participé à des actes de torture et à des violences sexuelles contre deux militants des droits humains alors en Tanzanie. Ces derniers s’étaient rendus à Dar es Salaam l’an dernier pour assister au procès du leader de l’opposition, Tundu Lissu.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a indiqué que cette décision a été prise en vertu de l’article 7031(c), sur la base d’informations jugées crédibles faisant état de son implication dans de graves violations des droits humains.
« Cette désignation interdit à Mme Mafwele d’entrer aux États-Unis », a-t-il déclaré dans un communiqué publié jeudi soir.
Selon Washington, les faits reprochés remonteraient à mai dernier, lorsque le militant kényan Boniface Mwangi et la journaliste ougandaise Agather Atuhaire auraient été détenus et maltraités alors qu’ils suivaient des procédures judiciaires liées à Tundu Lissu, figure de l’opposition tanzanienne.
Les deux militants affirment avoir été victimes de torture et d’agressions sexuelles durant leur détention. Boniface Mwangi a notamment décrit des actes de sévices physiques, tandis qu’Agather Atuhaire affirme avoir été violée.
Les autorités tanzaniennes rejettent ces accusations.
Tundu Lissu, cible d’une tentative d’assassinat en 2017 et plusieurs fois arrêté dans des affaires que ses soutiens jugent politiques, dénonce depuis longtemps des atteintes visant l’opposition. Ses audiences attirent régulièrement des observateurs internationaux et des organisations de défense des droits humains.
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