Le Front Polisario et son allié algérien ont essuyé un nouveau revers diplomatique lors du sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), tenu début février à Dar-es-Salaam, en Tanzanie.
Selon le site d’information Africa Intelligence, les représentants sud-africains ont tenté d’inclure dans le communiqué final du sommet de la SADC une mention explicite de soutien au Polisario. Cette initiative a été rejetée par une coalition de pays favorables au Maroc, parmi lesquels l’Eswatini, Maurice et Madagascar, qui ont dénoncé une instrumentalisation politique d’un forum censé se concentrer sur l’intégration économique régionale.
Les discussions ont donné lieu à un affrontement entre deux blocs : d’un côté, l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Mozambique, traditionnellement alignés sur les positions séparatistes ; de l’autre, un groupe d’États décidés à préserver la neutralité de la SADC. Les partisans du Royaume ont rappelé qu’un appui unilatéral à l’une des parties en conflit risquait d’entacher la crédibilité de l’organisation et de détourner ses travaux de leur vocation économique.
Face à ces pressions, la présidence malgache, hôte du sommet, a finalement écarté toute référence directe au Polisario, se limitant à une mention générale au droit à l’autodétermination. Pour Alger et ses relais, l’échec est d’autant plus significatif que la SADC a longtemps constitué un bastion de soutien à leur thèse.
Ce revers intervient quelques mois après le sommet de Tokyo (TICAD), où la tentative d’imposer la participation du Polisario avait déjà échoué. Ces épisodes traduisent, selon plusieurs observateurs, le recul progressif des soutiens internationaux de l’entité sahraouie et la montée en influence du Maroc au sein des enceintes régionales africaines.
MK/Sf/APA







