Après près de trente ans de présence en République démocratique du Congo, l’Afrique du Sud a décidé de retirer ses Casques bleus de la Mission de l’ONU (MONUSCO), alors que la situation sécuritaire demeure instable dans l’est du pays.
L’Afrique du Sud a annoncé le retrait de ses troupes déployées au sein de la Mission de stabilisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO), mettant fin à près de trois décennies d’engagement dans les opérations de maintien de la paix onusiennes en RDC.
Dans un communiqué publié dimanche, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a indiqué avoir informé le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, de cette décision le 12 janvier. Celle-ci est motivée, selon lui, par la nécessité de « consolider et réorganiser les ressources des Forces de défense nationales sud-africaines », après 27 ans de contribution continue à la MONUSCO.
L’Afrique du Sud figure parmi les dix premiers pays contributeurs de troupes à la mission, avec plus de 700 soldats actuellement déployés dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Les Casques bleus sud-africains s’étaient retirés du Sud-Kivu en juin 2024.
La MONUSCO a salué l’engagement et le sacrifice de longue date de l’Afrique du Sud, affirmant travailler avec le Secrétariat de l’ONU afin d’assurer une transition « sûre, ordonnée et responsable ». Le Secrétaire général de l’ONU a également exprimé sa reconnaissance pour la contribution sud-africaine à la paix en RDC.
Présente en RDC depuis 2010, la MONUSCO compte plus de 12 000 personnels civils et militaires. Elle opère dans un contexte sécuritaire toujours fragile, marqué par des violences persistantes dans l’est du pays, notamment en Ituri et au Nord-Kivu, malgré des avancées diplomatiques récentes et des efforts de médiation régionaux et internationaux.
DM/Sf/APA







