L’Union européenne s’apprête à investir 30 millions d’euros dans la réhabilitation du complexe hydroélectrique de Nalubaale-Kiira en Ouganda, conformément à son engagement à soutenir la transition du pays vers le statut de pays à revenu intermédiaire grâce à des investissements « sérieux et durables ».
S’exprimant jeudi à la résidence de l’ambassadeur de l’UE à Kampala, à
l’occasion du lancement des célébrations d’une année de partenariat UE-Ouganda, le chef de la délégation de l’UE, l’ambassadeur Jan Sadek, a déclaré que l’Union européenne renforcerait son soutien dans le cadre de sa stratégie « Porte d’entrée mondiale », axée sur l’énergie,
la connectivité, la résilience climatique et la croissance du secteur privé.
M. Sadek a cité le projet de réhabilitation du complexe
hydroélectrique de Nalubaale-Kiira, financé par une subvention de 30 millions d’euros de l’UE, qui devrait permettre de débloquer d’importants prêts de la Banque européenne d’investissement et de ses partenaires. Les travaux devraient débuter après la première phase, prévue en 2026.
M. Sadek a ajouté que l’Union européenne souhaite accroître ses
investissements dans les infrastructures, le commerce et la création d’emplois en Ouganda.
« L’Ouganda et l’UE célèbrent cette année 50 ans de coopération et l’Union européenne continuera de soutenir la
transition du pays vers le statut de pays à revenu intermédiaire (…) Un investissement sérieux et durable », a déclaré M. Sadek.
« Nous célébrons quelque chose de simple, mais de puissant : un partenariat qui a perduré, su s’adapter et porter ses fruits », a-t-il
ajouté.
Au cours des cinq dernières décennies, a-t-il révélé, l’UE a investi plus de 5 milliards d’euros dans la coopération au développement en Ouganda, auxquels s’ajoutent environ 5 milliards d’euros
d’investissements privés européens.
« Cette combinaison est essentielle : un partenariat public-privé œuvrant dans la même direction, pour créer des opportunités, des emplois, des services et renforcer la résilience », a-t-il affirmé.
Au cœur de la prochaine phase d’engagement de l’UE se trouve une
volonté de mobiliser des financements d’infrastructure à grande échelle. L’ambassadeur Sadek a cité le projet de réhabilitation de la route Nalubaale-Kiira.
« C’est précisément l’objectif de Global Gateway : mobiliser des
investissements sérieux et durables, non pas pour faire les gros titres, mais pour un impact à long terme », a-t-il déclaré.
L’UE a déjà soutenu des projets routiers majeurs, notamment la rocade nord de Kampala, le corridor Mbarara-Katuna et la liaison Atiak-Laropi, ainsi que des investissements de longue date dans les parcs nationaux, la santé et l’éducation. L’ambassadeur Sadek a
déclaré que la coopération est de plus en plus tournée vers l’avenir, avec un accent particulier sur la création d’emplois, la croissance durable, la gouvernance et l’inclusion sociale.
Il a ajouté que, par le biais du Partenariat forestier UE-Ouganda, l’UE soutient la restauration des paysages et les chaînes de valeur vertes.
« Protéger les forêts, ce n’est pas seulement protéger la nature ; c’est aussi préserver les moyens de subsistance et créer des emplois verts », a-t-il affirmé.
Le commerce est devenu l’un des piliers les plus solides de cette relation.
L’Ouganda bénéficie d’un accès en franchise de droits et sans quotas au marché de l’UE grâce à l’accord « Tout sauf les armes ». Depuis 2019, les exportations vers l’UE ont presque triplé, passant d’environ 500 millions d’euros à €1,5 milliard. Rien qu’entre 2023 et 2024, les exportations ont progressé de 58%, et l’Ouganda affiche un excédent commercial avec l’UE depuis 2022.
« S’il est un produit qui symbolise notre partenariat, c’est bien le café », a déclaré l’ambassadeur Sadek, soulignant que l’Europe demeure une destination clé pour les grains de café ougandais, le soutien de l’UE étant axé sur l’amélioration de la qualité, la certification et la résilience climatique.
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