Le Maroc a exprimé à Genève sa vive préoccupation face à la situation dans les territoires palestiniens occupés, appelant à l’application du droit international et des résolutions de l’ONU.
Réuni mardi dans le cadre de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’Homme à Genève, l’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Omar Zniber, a alerté sur la dégradation continue de la situation dans ces territoires. Lors du débat général, il a insisté sur la nécessité de renforcer la protection des civils et de garantir le respect du droit international humanitaire, en s’appuyant sur les résolutions adoptées par les Nations Unies.
Cette prise de position s’inscrit dans une dynamique diplomatique marocaine constante en faveur d’un règlement durable du conflit. Le représentant marocain a salué l’adoption de la résolution 2803 du Conseil de sécurité, intégrant un plan visant à mettre fin à la guerre à Gaza. Rabat a réaffirmé sa disposition à contribuer à sa mise en œuvre, notamment par un appui financier et humanitaire destiné à améliorer les conditions de vie des populations civiles et à soutenir les efforts internationaux de stabilisation.
Ce positionnement se traduit également par un soutien affirmé aux mécanismes humanitaires sur le terrain. Le Maroc a réitéré son attachement au rôle central de l’UNRWA ainsi qu’aux institutions relevant de l’Autorité palestinienne, tout en appelant à une mobilisation urgente pour mettre fin aux violences en Cisjordanie. Les démolitions d’habitations et les déplacements de populations ont été explicitement dénoncés comme des facteurs aggravants de l’instabilité.
Dans le même esprit, Rabat a condamné les mesures unilatérales visant la ville d’Al-Qods, jugées comme compromettant les perspectives d’apaisement. Cette ligne s’inscrit dans l’action diplomatique portée par le Roi Mohammed VI, en sa qualité de président du Comité Al-Qods, en faveur de la préservation du statut juridique et historique de la ville, présentée comme un espace de coexistence entre les trois religions monothéistes.
Cette articulation diplomatique reflète la position constante du Royaume sur la solution politique du conflit. Le Maroc a réaffirmé son soutien au droit du peuple palestinien à établir un État indépendant dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, consolidant ainsi une ligne diplomatique ancrée dans les référentiels onusiens et le droit international.
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