Les États-Unis et le Royaume-Uni renforcent leurs politiques migratoires. À Abuja, la Mission américaine menace d’interdire l’entrée aux personnes corrompues, tandis que le parti britannique Reform UK propose de supprimer le droit à la résidence permanente pour les migrants après cinq ans.
La Mission des États-Unis au Nigéria a affirmé son engagement à interdire l’entrée sur le territoire américain aux personnes corrompues et influentes. Dans un message publié sur X, elle a déclaré que sa lutte contre la corruption « ne connaît ni frontières ni limites en matière de responsabilité », précisant que même les personnes influentes pourraient se voir refuser des visas américains si elles se livrent à des pratiques de corruption.
Parallèlement, le parti britannique Reform UK a annoncé lundi un projet visant à supprimer le droit des migrants à s’installer définitivement au Royaume-Uni après cinq ans, si le parti remporte les prochaines élections. Selon ce plan, les migrants devront demander de nouveaux visas tous les cinq ans, avec des règles plus strictes, et le permis de séjour illimité (ILR), qui permet l’accès aux droits et prestations sociales, serait aboli.
Reform UK prévoit également d’interdire l’accès aux prestations sociales aux non-citoyens britanniques, affirmant que cette mesure permettrait d’économiser 234 milliards de livres sterling sur plusieurs décennies. Le chef du parti, Nigel Farage, a justifié cette politique en déclarant que le Royaume-Uni ne devait pas être « la banque alimentaire du monde ». La chancelière Rachel Reeves a critiqué le plan, estimant que ces économies « n’ont aucun fondement dans la réalité ».
Dans le système actuel, les migrants peuvent demander un ILR après cinq ans, ce qui leur permet de vivre, étudier et travailler de manière permanente au Royaume-Uni, et constitue un passage clé vers la nationalité britannique. Le nouveau projet de Reform UK remplacerait l’ILR par des visas renouvelables tous les cinq ans, avec des critères plus stricts, notamment un seuil salarial plus élevé et un niveau d’anglais obligatoire.
Cette annonce intervient dans le cadre d’une offensive du parti contre la « vague Boris », qui a conduit à l’entrée de 3,8 millions de personnes au Royaume-Uni depuis le Brexit, selon le journal Vanguard. Des centaines de milliers de ces migrants pourraient bientôt voir leur accès à la résidence permanente restreint. En juillet, 213 666 bénéficiaires de l’ILR ont touché le crédit universel, selon le ministère britannique du Travail et des Retraites (DWP).
GIK/fss/ac/Sf/APA







