L’Égypte a engagé une médiation diplomatique entre les États-Unis et l’Iran afin de contenir l’escalade militaire dans la région, appelant à privilégier les solutions politiques et la reprise du dialogue, selon un communiqué officiel.
Le chef de la diplomatie égyptienne, Badr Abdelatty, a entrepris mercredi 28 janvier une médiation entre Washington et Téhéran, s’entretenant séparément avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, et avec l’envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, dans le but de réduire les tensions régionales, a indiqué le ministère égyptien des Affaires étrangères dans un communiqué.
Au cours de ces échanges téléphoniques, le ministre égyptien a souligné la nécessité d’intensifier les efforts diplomatiques afin d’éviter que la région ne bascule dans de nouveaux cycles d’instabilité. Il a plaidé pour la « création d’un climat propice aux solutions diplomatiques et à l’instauration de règlements politiques durables », insistant sur l’importance du respect des canaux de dialogue entre les parties concernées.
Selon la même source, M. Abdelatty a estimé qu’il est « primordial de préparer les conditions nécessaires à la reprise du dialogue entre les États-Unis et l’Iran », précisant que l’objectif de cette médiation est de parvenir à un accord global sur le dossier nucléaire iranien prenant en compte les intérêts de l’ensemble des parties et contribuant au renforcement de la stabilité internationale.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité du rôle traditionnel du Caire comme acteur de médiation dans les crises régionales. En septembre dernier, l’Égypte avait déjà facilité un accord entre Téhéran et l’Agence internationale de l’énergie atomique, permettant la reprise des inspections du programme nucléaire iranien par l’organisme onusien.
Pour l’Égypte, la stabilité régionale revêt également un enjeu économique majeur, notamment en matière de sécurité maritime et de fluidité du commerce international, a rappelé le communiqué, soulignant l’impact direct des tensions géopolitiques sur les échanges et les routes stratégiques.
Cette médiation intervient dans un contexte de fortes tensions marqué par un renforcement du dispositif militaire américain dans le Golfe. Le Commandement central des États-Unis a annoncé le déploiement du groupe aéronaval de l’USS Abraham Lincoln afin de « renforcer la sécurité régionale », et Washington a également accru sa présence aérienne avec des chasseurs F-15 et F-35, maintenant la pression sur Téhéran.
MK/Sf/APA







