À la veille de la publication du rapport annuel du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara, le Maroc a renouvelé son engagement en faveur de l’initiative d’autonomie, lors d’une réunion à New York entre Nasser Bourita et Staffan de Mistura.
Le ministre marocain des affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a rencontré lundi l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Staffan de Mistura, à la demande de ce dernier. La séance s’est déroulée en présence de l’ambassadeur Omar Hilale, représentant permanent du Royaume auprès des Nations Unies.
Au cours de l’entretien, la délégation marocaine a rappelé les « constantes inébranlables » définies par le roi Mohammed VI : parvenir à une solution politique, réaliste et pragmatique, exclusivement fondée sur l’initiative marocaine d’autonomie, dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays. Rabat a également réitéré son soutien aux efforts du secrétaire général et de son émissaire.
Cette réunion s’inscrit dans le contexte d’un soutien diplomatique croissant en faveur de la position marocaine. Plusieurs États, dont les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, qualifient l’initiative d’« unique base sérieuse, crédible et réaliste » pour régler le différend. Ce consensus renforcé exerce une pression accrue pour relancer un dialogue politique sous l’égide des Nations Unies.
La rencontre intervient à un moment clé : le rapport du secrétaire général attendu dans les prochains jours devrait évaluer l’évolution du processus politique et rappeler la nécessité de négociations substantielles avec l’implication de toutes les parties. Dans son précédent document, António Guterres avait insisté sur l’importance d’un engagement de bonne foi de chacun des acteurs.
À l’inverse, l’Algérie maintient une posture qualifiée de « figée » par plusieurs observateurs. Son chef de la diplomatie, Ahmed Attaf, a de nouveau invoqué le principe d’autodétermination du Front Polisario et appelé à des négociations directes entre ce dernier et Rabat, tout en continuant de présenter Alger comme un simple « pays observateur ». Une position jugée en décalage avec les résolutions du Conseil de sécurité, qui considèrent l’Algérie comme partie prenante du processus politique.
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