Les États-Unis ont annoncé mercredi l’extension de leur programme de caution visa à douze pays supplémentaires à compter du 2 avril 2026, portant à 50 le nombre total de nations concernées, dont 28 pays africains. Le dispositif permet déjà d’économiser jusqu’à 800 millions de dollars par an au contribuable américain.
Selon une fiche d’information américaine publiée le 18 mars par le Bureau du porte-parole du département d’État, les ressortissants des pays visés par le programme de caution visa devront désormais verser une caution de 15 000 dollars avant d’obtenir un visa B1 ou B2 — respectivement délivré pour affaires et tourisme — pour entrer sur le territoire américain. Cette somme sera restituée aux titulaires de visa rentrant dans leur pays dans le respect des conditions fixées, ou n’ayant pas effectué le voyage.
L’argument financier est au cœur de la justification du programme : le coût moyen d’expulsion d’un étranger en situation irrégulière s’élevant à 18 000 dollars, la caution permet d’éviter des dépenses considérables. Le département d’État chiffre ainsi les économies réalisées à hauteur de 800 millions de dollars par an, une somme qui aurait autrement été nécessaire pour expulser les visiteurs en dépassement de séjour.
L’efficacité du dispositif est également mise en avant : sur près de 1 000 visas délivrés dans le cadre du programme, 97 % des voyageurs ayant versé une caution sont rentrés chez eux dans les délais impartis. À titre de comparaison, lors de la dernière année de la présidence Biden, plus de 44 000 visiteurs issus des 50 pays concernés avaient dépassé la durée légale de leur séjour.
Parmi les douze nouveaux pays intégrés au programme figurent deux nations africaines : l’Éthiopie et le Mozambique, ainsi que Maurice et les Seychelles pour les îles de l’océan Indien. Ils rejoignent les quatre autres nouveaux entrants non africains que sont le Cambodge, la Géorgie, la Grenade, le Nicaragua, la Mongolie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Le continent africain demeure de loin le plus représenté dans le dispositif global. Parmi les 38 pays déjà soumis à la caution figurent l’Algérie, l’Angola, le Bénin, le Botswana, le Burundi, le Cabo Verde, la Centrafrique, la Côte d’Ivoire, Djibouti, le Gabon, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Lesotho, le Malawi, la Mauritanie, la Namibie, le Nigéria, São Tomé-et-Príncipe, le Sénégal, la Tanzanie, le Togo, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe. Au total, 28 des 50 pays visés par le programme sont africains.
Le département d’État a précisé qu’il se réserve le droit d’étendre encore le programme en fonction d’une série de critères liés aux risques migratoires.
AC/Sf/APA







