Le président libérien Joseph Boakai a réaffirmé, mercredi, la primauté du dialogue dans la gestion des tensions frontalières avec la Guinée, au lendemain d’un sommet tripartite tenu à Conakry entre les chefs d’État du Libéria, de la Sierra Leone et de la Guinée.
S’adressant à la nation le 18 mars, Joseph Boakai a soutenu que « la recherche d’une solution pacifique n’est pas un signe de faiblesse, mais une preuve de force », réaffirmant l’engagement de son gouvernement à prioriser le dialogue face aux tensions observées dans les zones frontalières, en particulier dans le comté de Lofa.
Ces déclarations interviennent au lendemain du sommet du 16 mars à Conakry, convoqué par le président guinéen Mamadi Doumbouya, qui a réuni ses homologues Julius Maada Bio de Sierra Leone et Joseph Boakai du Libéria pour examiner les différends frontaliers au sein de l’Union du fleuve Mano. La rencontre fait suite à des incidents dans la zone de convergence des trois pays et au déploiement de renforts militaires guinéens le long des frontières, officiellement justifié par des impératifs sécuritaires.
Boakai a indiqué que son gouvernement avait « pris des mesures immédiates pour désamorcer la situation par des moyens diplomatiques », précisant que Monrovia avait engagé des discussions directes avec Conakry et renforcé la coordination régionale avec Freetown. Il s’est également félicité d’instructions données par les autorités guinéennes pour un repositionnement de leurs forces, qu’il a qualifié d’« étape importante vers la désescalade ».
Au sommet de Conakry, les trois chefs d’État ont réaffirmé leur attachement aux principes de souveraineté, d’intégrité territoriale et de règlement pacifique des différends, convenant de renforcer la coopération sécuritaire à travers des patrouilles conjointes et des mécanismes d’alerte rapide.
Le président libérien a par ailleurs appelé les populations des zones frontalières à la retenue et à ne pas propager de rumeurs, soulignant que « la paix demeure le bien le plus précieux » pour le Libéria.
De son côté, Mamadi Doumbouya a insisté sur le caractère défensif du dispositif militaire guinéen, tandis que les trois dirigeants semblent converger vers une désescalade progressive fondée sur le dialogue et les mécanismes régionaux existants.
AC/Sf/APA







