Le président taïwanais, Lai Ching-te, a effectué une visite discrète en Eswatini le week-end dernier, quelques jours après un différend lié à l’espace aérien ayant conduit à l’annulation d’un déplacement prévu le mois précédent.
Les autorités de Taipei avaient accusé la Chine d’avoir exercé des pressions sur plusieurs pays africains afin d’empêcher le survol de l’avion présidentiel.
Selon M. Lai, cette visite a pu être maintenue après « plusieurs jours de préparatifs minutieux » menés par les équipes diplomatiques et sécuritaires, sans que l’itinéraire emprunté ne soit précisé.
Afin d’éviter tout nouvel incident, le déplacement n’avait été annoncé à l’avance ni par Taipei ni par Mbabane.
La délégation accompagnant le chef de l’État comprenait notamment le ministre des Affaires étrangères, Lin Chia-lung, ainsi que le conseiller à la sécurité nationale, Alex Huang.
Initialement prévue du 22 au 26 avril pour marquer le 40e anniversaire de l’accession au trône du roi Mswati III, la visite avait été suspendue après que Taïwan a affirmé que les Seychelles, Maurice et Madagascar avaient retiré leurs autorisations de survol sous pression chinoise.
De son côté, Pékin a qualifié ce déplacement de « farce d’évasion clandestine », réaffirmant que Taïwan ne peut entretenir de relations d’État à État.
Au cours de son séjour, M. Lai doit s’entretenir avec le roi Mswati III et signer un accord douanier, selon la présidence taïwanaise.
L’Eswatini demeure le seul allié diplomatique de Taïwan en Afrique et l’un des rares États au monde à entretenir encore des relations officielles avec Taipei, faisant de ce partenariat un enjeu stratégique majeur pour les autorités taïwanaises.
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