Le ministre burkinabè des Affaires étrangères Karamako Jean Marie Traoré a reçu lundi à Ouagadougou Monseigneur Éric Soviguidi, Nonce Apostolique au Burkina Faso. Les deux diplomates ont évoqué l’engagement de l’Église catholique dans la gestion de la crise sécuritaire et humanitaire au Sahel.
Le chef de la diplomatie burkinabè Karamako Jean Marie Traoré a accordé une audience au Nonce Apostolique Monseigneur Éric Soviguidi ce lundi à Ouagadougou, en présence de la ministre déléguée chargée de la Coopération régionale.
Au cœur des discussions, l’accompagnement de l’Église catholique auprès des populations affectées par la crise sécuritaire. « Au-delà de sa mission religieuse, l’Église catholique au Burkina Faso participe à l’accompagnement des populations pendant cette période où le peuple a décidé de prendre en main son destin », a déclaré Monseigneur Soviguidi.
Les deux diplomates ont souligné l’urgence d’assécher les sources de financement du terrorisme et la nécessité pour les pays sahéliens d’adopter une posture commune face à cette menace. Cette convergence permettrait d’engager une synergie d’actions efficace contre les groupes armés.
Le représentant du Vatican a également évoqué le rôle que peut jouer le Saint-Siège pour que « la crise au Sahel soit reconnue à sa juste valeur et traitée comme telle » sur la scène internationale. Il a salué les initiatives de développement en cours, notamment le projet Faso Mêbo, que l’Église s’engage à soutenir.
Monseigneur Soviguidi a annoncé son intention d’aller sur le terrain pour mieux articuler les actions futures. Le ministre Traoré a encouragé cette démarche, appelant le Saint-Siège à contribuer à une meilleure prise en compte de la dimension réelle de la crise sahélienne, souvent « négligée et utilisée comme instrument de politique étrangère par certains États occidentaux ».
Ho/Sf/APA







