Le Gouvernement d’unité nationale (GNU) en Libye a accusé les autorités libanaises d’être responsables de la détérioration de l’état de santé d’Hannibal Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, détenu au Liban depuis plusieurs années.
Dans un communiqué publié sur sa page officielle, le ministère libyen de la Justice a dénoncé des « procédures de détention illégales » dans les prisons libanaises, affirmant qu’elles ont conduit à une dégradation alarmante de la santé du détenu. Le ministère a ajouté que les conditions de détention d’Hannibal Kadhafi « violent les droits fondamentaux et les conventions internationales relatives au traitement des prisonniers ».
Les autorités libyennes ont rappelé avoir adressé en avril dernier un mémorandum officiel à leurs homologues libanais, transmis par voie diplomatique, pour proposer une solution « équitable et humanitaire » à ce dossier. « À ce jour, aucune réponse n’a été reçue du Liban », précise le communiqué.
Hannibal Kadhafi est détenu à Beyrouth depuis 2015 dans le cadre de l’enquête sur la disparition de l’imam chiite Moussa Sadr en 1978. Sa détention prolongée fait régulièrement l’objet de tensions entre Tripoli et Beyrouth, le gouvernement libyen réclamant sa libération pour raisons humanitaires.
Le cas d’Hannibal Kadhafi demeure un sujet sensible dans les relations libyo-libanaises. Depuis plusieurs années, Tripoli plaide pour une médiation internationale afin de parvenir à un règlement conforme au droit international, alors que Beyrouth maintient sa position en invoquant le déroulement de la procédure judiciaire.
MK/Sf/APA







