Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, s’est entretenu par téléphone avec l’émissaire américain Steve Witkoff et son homologue pakistanais Ishaq Dar, dimanche 12 avril, après la fin du marathon de négociations entre Washington et Téhéran, qui s’est soldé par une impasse.
Badr Abdelatty s’est entretenu avec Steve Witkoff, membre de la délégation américaine lors des négociations au Pakistan, qui comprenait également le vice-président américain JD Vance et Jared Kushner, gendre du président Donald Trump. La délégation a négocié pendant plus de 20 heures avec la partie iranienne à Islamabad, capitale du Pakistan, débouchant à l’impasse.
Lors de son échange avec Steve Witkoff, le chef de la diplomatie égyptienne a souligné « l’impératif de privilégier le dialogue et les solutions pacifiques pour préserver la stabilité régionale ».
De son côté, l’émissaire américain a salué le rôle central du Caire dans le soutien à la sécurité au Moyen-Orient, affirmant que Washington comptait sur la poursuite des efforts égyptiens pour apaiser les tensions, selon un communiqué officiel.
Parallèlement, le ministre pakistanais Ishaq Dar, qui avait également participé aux négociations indirectes précédant le face-à-face des deux parties, a informé le ministre égyptien des détails des discussions.
Les deux ministres ont insisté sur « l’importance de l’axe Le Caire–Islamabad–Ankara pour favoriser une issue négociée », selon le communiqué égyptien.
Le responsable égyptien a salué les efforts du Pakistan dans l’accueil de ces négociations de haut niveau.
Bien que le cessez-le-feu semble tenir pour l’instant, aucune des deux parties — américaine ou iranienne — ne s’est exprimée sur l’avenir de l’accord après le 22 avril.
Donald Trump a ordonné dimanche un blocus naval américain du détroit d’Ormuz, accusant l’Iran de refuser de renoncer à ses ambitions nucléaires. Il avait affirmé, sur la plateforme Truth Social, que les négociations s’étaient bien déroulées et que la plupart des points avaient fait l’objet d’un accord, mais que Téhéran avait refusé de céder sur la question nucléaire.
Il a également réaffirmé être prêt à frapper les infrastructures énergétiques iraniennes en l’absence d’accord.
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