Le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi , a affirmé, lundi 4 mai, que l’Égypte avait adopté des « mesures proactives » pour faire face aux crises mondiales au cours des cinq dernières années, , selon un communiqué officiel.
Lors d’une rencontre au Caire avec le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Mathias Cormann, évoquant des « mesures proactives » prise par Le Caire, le chef de l’État égyptien a mis en avant une approche de gestion de crise reposant sur la combinaison de réformes économiques et de prise en compte de la dimension sociale. Il a estimé que cette orientation avait permis de limiter les effets des chocs externes récents sur l’économie nationale, tout en maintenant un cadre de stabilité macroéconomique.
Abordant les tensions régionales, Al-Sissi a évoqué les répercussions économiques liées aux perturbations du trafic maritime en mer Rouge et dans le détroit de Bab Al-Mandab. Il a indiqué que l’Égypte avait enregistré une perte estimée à environ dix milliards de dollars de revenus du canal de Suez, attribuée à la dégradation de la situation sécuritaire dans la région, elle-même liée à la guerre dans la bande de Gaza.
Sur le plan interne, le président égyptien a détaillé plusieurs programmes sociaux et d’infrastructures, notamment l’élimination des bidonvilles ayant bénéficié à 350 000 familles à travers la mise à disposition de 300 000 logements. Il a également mis en avant l’initiative « Vie décente », destinée à améliorer les conditions de vie de plus de 50 millions de personnes dans les zones rurales, en s’appuyant sur des investissements publics ciblés.
Parallèlement, Al-Sissi a souligné que l’Égypte accueille environ dix millions d’étrangers arrivés à la suite de crises régionales, précisant qu’ils bénéficient des mêmes services publics que les citoyens égyptiens, sans distinction dans l’accès aux prestations de l’État.
Dans ce contexte, le secrétaire général de l’OCDE, Mathias Cormann, a salué la résilience de l’économie égyptienne face aux tensions géopolitiques, mettant en avant l’impact des réformes engagées ces dernières années. Il a réaffirmé l’engagement de l’organisation à poursuivre un partenariat structuré avec Le Caire, fondé sur le programme national de coopération en vigueur depuis 2021, couvrant notamment la gouvernance et la compétitivité économique.
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