Le dossier du nucléaire iranien a été au centre des discussions tenues dimanche entre les ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty et son homologue russe Sergueï Lavrov.
Les deux responsables ont évoqué les développements de ce dossier et prôné le maintien de la coopération entre Téhéran et l’AIEA, lors d’un appel téléphonique dimanche 16 novembre, indique-t-on de source officielle au Caire.
« Il est impératif de maintenir la coopération existante entre l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et de bâtir une confiance mutuelle entre les parties concernées, afin de créer une réelle opportunité de parvenir à un règlement global du dossier nucléaire iranien », selon le communiqué du ministère égyptien des affaires étrangères publié au terme de l’entretien.
Dans la matinée, Abdelatty s’est également entretenu avec son homologue iranien Abbas Araghchi et le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, dans une tentative pour contenir la crise du dossier nucléaire iranien.
La crise entre Téhéran et l’AIEA s’est aggravée en raison du refus de l’Iran de rétablir un accès complet aux inspections. L’agence onusienne s’inquiète du manque de transparence du programme nucléaire et des stocks d’uranium enrichi à 60 %, un niveau proche de l’usage militaire, selon des médias internationaux. Un rapport confidentiel révèle que l’Agence a perdu la traçabilité des inventaires iraniens depuis l’attaque israélienne de juin. Juste avant ce conflit, les réserves iraniennes d’uranium à 60 % atteignaient déjà 440,9 kg.
La Russie s’est souvent proposée comme médiateur entre l’Iran et des acteurs clés comme les Etats-Unis ou Israël, notamment, sur le dossier nucléaire et lors de conflits régionaux. Elle a dénoncé le 20 septembre le vote du Conseil de sécurité de l’ONU autorisant le rétablissement des sanctions contre l’Iran, à qui Paris, Londres et Berlin réclamaient des engagements sur son programme nucléaire.
L’entretien téléphonique entre Abdelatty et Lavrov a par ailleurs porté sur l’évolution de la situation dans la bande de Gaza. Abdelatty a exposé les efforts égyptiens pour consolider l’accord de paix de Charm Al-Cheikh et insisté sur l’importance de faire progresser l’intégralité des composantes du plan lancé lors du Sommet pour la Paix, qui offre une voie pratique pour l’autodétermination et l’établissement d’un État palestinien indépendant, selon la même source.
Dans ce contexte, le ministre égyptien a évoqué les préparatifs en cours de la Conférence internationale du Caire pour la reconstruction rapide de Gaza, en soutien au peuple palestinien.
AK/ac/Sf/APA







