Ecobank Côte d’Ivoire et la Galerie Studer ont signé, ce mercredi 26 novembre 2025, un partenariat sur l’art banking, visant à mettre en lumière et rendre accessibles, au plus grand nombre, les artistes contemporains africains et internationaux.
« Ce moment est important pour la Galerie Studer et pour nos ambitions communes sur les questions de l’art et de l’investissement », a indiqué Martine Coffi-Studer, directrice du développement de la Galerie Studer, lors de la signature du partenariat avec Ecobank Côte d’Ivoire.
« Nous créons des expériences artistiques uniques qui connectent l’art, le public et le marché de manière innovante. Notre mission est de soutenir la créativité tout en construisant un espace durable autour de l’art et ses acteurs », a expliqué Martine Coffi-Studer, ancienne ministre de la Communication.
Ce partenariat, dira-t-elle, « nous permet de renforcer nos projets communs pour l’art, à l’échelle nationale, régionale et internationale, tout en garantissant sécurité et confiance à nos partenaires et investisseurs. »
« Ensemble, nous poserons les bases d’un futur solide et porteur d’opportunités pour l’art et pour la culture. La Galerie Studer va au-delà des expositions et des ventes, nous créons un dialogue culturel, nous soutenons l’innovation artistique et inspirons les nouvelles générations », a-t-elle ajouté.
Elle croit profondément que l’art peut transformer les espaces, les idées, les vies tant pour les artistes que pour les collectionneurs et surtout pour les investisseurs. Ce partenariat devrait d’ailleurs permettre d’amplifier cet impact.
Paul-Harry Aithnard, directeur général de Ecobank Côte d’Ivoire et directeur régional exécutif UEMOA, s’est dit très heureux d’officialiser ce partenariat entre la banque et la Galerie Studer, lors de la signature du protocole au siège de l’établissement bancaire, à Abidjan.
« C’est un partenariat qui s’inscrit, pour nous, dans notre réflexion sur ce que doit être la gestion de patrimoine en Côte d’Ivoire et nous sommes convaincus que sur la question de patrimoine, au-delà des questions d’argent », l’œuvre d’art constitue un actif, a-t-il insinué.
Ces dernières années, le marché de l’art a connu une dynamique exceptionnelle. Selon Paul-Harry Aithnard « les chiffres qu’on a démontrent qu’en termes de transactions, on est déjà au-delà de 70 millions de dollars chaque année sur les marchés (…) anglophones et francophones »
La banque, pour lui, « peut jouer un rôle décisif dans cette transaction ». En outre, « il devenait aussi essentiel à des clients, à des collectionneurs ou à des amateurs de s’intéresser à comment est-ce qu’on peut créer un cadre sécurisé pour pouvoir financer et accompagner » cet écosystème.
« L’art, ce n’est pas seulement une passion ou un engagement, c’est aussi un vecteur de transmission » qui implique la question de la protection et « c’est très important de pouvoir offrir un cadre sécurisé qui fait que lorsque j’investis dans une œuvre d’art, je puisse la transmettre », a-t-il relevé.
« Pour assurer cette transmission de génération en génération, il est nécessaire d’avoir un cadre fiable et nous pensons qu’en tant que banque, nous pouvons offrir ce cadre fiable », a affirmé Paul-Harry Aithnard.
Ce partenariat devrait permettre aux clients de la banque d’ « avoir accès auprès de la Galerie Studer à une sélection exclusive d’œuvres et d’artistes », a-t-il poursuivi, notant que la banque, présente dans 33 pays africains, entend financer ou assurer « des transactions dans un environnement sécurisé ».
« C’est aussi une ambition pour la Côte d’Ivoire, si jamais on n’arrive à réussir ce partenariat, on ancre ce que Abidjan doit être : une des capitales de l’art africain en essayant de positionner notre partenariat comme un carrefour où la finance et la culture se rencontrent », a-t-il partagé.
Guillaume Studer, fondateur et directeur de la Galerie Studer, souhaite que « ce partenariat soit profitable pour les investisseurs, les collectionneurs et les artistes ».
La Galerie qui a relevé sa gouvernance aux standards internationaux, veut permettre aux gens d’acquérir des collections viables.
Il se réjouit de la « confiance » qu’apporte cette banque dans « cet écosystème qui est parfois très méconnu, opaque pour les collectionneurs et les artistes » ainsi que « la sérénité (au profit) des nouveaux investisseurs et les entrants », tout en instituant un cadre juridique et financier.
Ivana Valera, responsable régionale UEMOA Premier Banking & Wealth Management de la banque, a pour sa part salué ce partenariat qui apporte une structuration pour le marché. Elle a expliqué que l’art est introduit dans le domaine de la banque comme étant un actif à partir duquel on peut réaliser un investissement.
Ce partenariat permettra à assurer à la clientèle des transactions et « des investissements sécurisés, ainsi qu’une expertise capable de valoriser les actifs et également de proposer un marché dans lequel ceci ne se déprécie pas », mais s’apprécie, a assuré Ivana Valera.
AP/Sf/APA







