L’Assemblée générale annuelle de la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (FANAF) s’est ouverte ce lundi 9 février 2026 à Abidjan. Ce rendez-vous, marquant le 50e anniversaire de l’organisation, rassemble 1 500 décideurs venus de 20 pays pour redéfinir l’avenir du secteur. Notamment dans les branches de l’assurance cyber et l’assurance climat.
Abidjan est, pour une semaine, la capitale africaine de l’assurance. Dans une ambiance de célébration et de réflexion, les professionnels du secteur se sont réunis pour aborder une problématique cruciale : comment transformer un marché au potentiel immense dont le taux de pénétration reste encore trop faible ?
Lors d’un panel de haut niveau, Richard Lowé, fondateur et président du Groupe Activa, a jeté un pavé dans la mare en s’adressant directement aux régulateurs. Pour lui, la modernisation du secteur passe par une meilleure gouvernance et des réformes.
« Nous souhaitons une plus grande représentativité des professionnels dans les organes de direction », a-t-il plaidé, convaincu que cette inclusion est la clé pour dynamiser le marché.
Le patron d’Activa a également pointé du doigt la timidité des politiques publiques en matière d’assurances obligatoires. Il a fait observer que le continent peine à dépasser le seuil de cinq obligations par pays.
Il s’est dit admiratif du modèle du Maroc, deuxième marché continental, et de l’Afrique du Sud (premier en matière d’assurance en Afrique), où l’assurance-vie domine largement avec 70 % des parts de marché.
Face à l’évolution des risques mondiaux, Richard Lowé a exhorté ses pairs à sortir des sentiers battus de l’assurance automobile, souvent critiquée pour la lenteur du règlement des sinistres, pour investir de nouveaux segments stratégiques.
Richard Lowé a appelé les cateurs du secteur à explorer l’assurance Cyber pour protéger les économies de plus en plus digitalisées, ainsi que l’assurance climatique et agricole, des impératifs face aux chocs environnementaux qui menacent la sécurité alimentaire du continent.
Pour réussir cette mutation, le sommet de la FANAF met l’accent sur l’amélioration du capital humain. Le renforcement de la formation et l’adoption massive des nouvelles technologies comme les leviers indispensables pour garantir la célérité des paiements et restaurer la confiance des assurés.
Le cinquantenaire de la FANAF, qui se poursuit jusqu’au 13 février 2026, devrait aboutir à une feuille de route ambitieuse pour les 50 prochaines années, plaçant l’innovation et la protection des populations au cœur des stratégies financières africaines.
AP/Sf/APA







