La fintech ivoirienne PUSH passe à la vitesse supérieure. Lors d’une cérémonie officielle organisée ce jeudi 15 octobre 2026 à Abidjan, l’entreprise a dévoilé sa nouvelle stratégie de développement, visant à digitaliser jusqu’à 3 000 milliards FCFA de flux financiers.
Son objectif majeur : bâtir une infrastructure financière robuste capable de digitaliser et de sécuriser 3 000 milliards de FCFA de flux financiers, propulsant ainsi l’un des plus grands projets d’inclusion financière agricole d’Afrique.
Pour concrétiser cette ambition, PUSH a officialisé des alliances stratégiques de premier plan avec les acteurs majeurs de l’écosystème financier ivoirien. D’une part, la fintech s’associe à la Banque nationale d’investissement (BNI), Ecobank et Versus Bank pour restructurer le financement des chaînes de valeur agricoles.
Ces collaborations permettront aux banques de sécuriser et de suivre les crédits octroyés, garantissant que l’argent parvienne sans intermédiaire jusqu’aux producteurs finaux. D’autre part, un accord majeur d’interopérabilité et de paiement marchand a été scellé avec Orange Money, facilitant ainsi la circulation de la monnaie électronique.
Présente depuis plus de cinq ans en Côte d’Ivoire, PUSH développe en Côte d’Ivoire des solutions permettant aux particuliers, aux entreprises et aux acteurs des filières agricoles de recevoir, sécuriser et utiliser leurs revenus.
Connecter les usages et développer le paiement marchand
Aujourd’hui, cette fintech compte plus de 700 000 comptes particuliers, accompagne plus de 100 entreprises et plus d’un million d’acteurs du monde agricole, et s’appuie sur un réseau de plus de 5 000 points de vente.
Elle a enregistré également plus de 20 millions de transactions traitées, pour un volume supérieur à 600 milliards de FCFA. Son impact dans le monde rural est d’ores et déjà mesurable. En qualité de partenaire technique du Conseil du Café-Cacao (CCC).
En tant que partenaire technique du Conseil du Café-Cacao (CCC), l’entreprise a contribué à l’ouverture de plus de 1,2 million de comptes de producteurs. Près de 3 000 coopératives agricoles disposent également d’un compte PUSH.
« La technologie financière doit être accessible au plus grand nombre et contribuer concrètement au développement économique de la Côte d’Ivoire », a déclaré Georges Abi Aad, directeur général de PUSH Côte d’Ivoire.
Au-delà de la traçabilité des fonds, cette transition vers le numérique offre une véritable « identité financière » aux producteurs ruraux. Elle leur permet de sécuriser leurs revenus de campagne et de se constituer un historique indispensable pour accéder à des services d’épargne et de crédits adaptés.
Cette innovation a été fortement saluée par le gouvernement ivoirien. Représentant le ministre de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, le chef de cabinet Idriss Ouattara a souligné les enjeux de sécurité humaine liés à ce projet.
Un outil pour optimiser et suivre les flux agricoles
« Grâce à votre travail, nous espérons ne plus entendre parler de paysans obligés de se rendre en ville pour retirer de l’argent avant d’être braqués sur la route », a-t-il dit. Parallèlement à son offensive dans le secteur agricole, la fintech fait évoluer ses services à destination du grand public.
La fintech déploie désormais une offre haut de gamme avec l’objectif de devenir le compte de dépôt principal pour le versement des salaires de ses clients, ouvrant la voie à une nouvelle gamme de services de financement et d’épargne personnalisés.
Avec la BNI, Ecobank et Versus Bank, elle développe une approche destinée à accompagner les banques dans le financement des chaînes de valeur. L’objectif est de leur permettre de sécuriser le décaissement de leurs crédits et d’en assurer la traçabilité, afin de vérifier que les financements accordés sont effectivement utilisés pour les opérations auxquelles ils sont destinés et que les fonds parviennent, in fine, aux producteurs.
À travers la signature de ces partenariats, Georges Abi Aad a indiqué que l’entreprise franchit une nouvelle étape dans la construction d’un écosystème financier plus intégré, plus performant et plus inclusif.
Cette approche répond à un enjeu majeur du financement agricole : donner aux institutions financières davantage de visibilité sur l’utilisation effective des fonds et contribuer ainsi à réduire le risque associé au financement des chaînes de valeur.
AP/Sf/APA





