La tension monte sur la scène politique ivoirienne. Antoine Assalé Tiémoko, président du mouvement « Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire » (ADCI), a été officiellement placé en garde à vue ce jeudi, alors qu’il se trouvait hospitalisé sous escorte policière.
Tout commence le mercredi 22 avril 2026. Convoqué à la préfecture de police d’Abidjan, sur instruction du procureur de la République, le leader de l’ADCI, Antoine Assalé Tiémoko, subit une audition marathon de près de quatorze heures, menée par un commissaire de police.
Selon ses proches, l’interrogatoire a été marqué par deux incidents médicaux graves : le politicien a été victime de deux malaises d’origine cardiovasculaire successifs au cours de la journée de cette longue audition, le premier aux environs de 14h, le second vers 18h.
Face à la dégradation de son état de santé, un professeur de cardiologie dépêché sur place a jugé la situation « préoccupante ». Ce diagnostic a conduit à son transfert immédiat, sous escorte, vers l’Institut de cardiologie d’Abidjan dans la nuit de mercredi à jeudi.
Selon la direction de l’ADCI, tant au cours de l’audition qu’à son terme, aucune mesure restrictive de liberté visant Assalé Tiémoko n’a été notifiée à ses avocats. Après la signature du procès-verbal aux environs de 1h45, il s’est rendu à l’institut de cardiologie sous escorte policière, avec l’assurance du commissaire enquêteur qu’il pouvait regagner son domicile dès qu’il était stable.
Si, dans un premier temps, les enquêteurs auraient assuré à ses conseils qu’il pourrait regagner son domicile une fois son état stabilisé, le scénario a radicalement changé ce jeudi matin, 23 avril 2026. Le couperet est tombé suite à un échange téléphonique entre le procureur et l’avocate de l’opposant, présente à son chevet
Le maire de Tiassalé (Sud ivoirien), Assalé Tiémoko est désormais officiellement en garde à vue. Il devrait être reconduit à la préfecture de police pour formaliser la procédure dès que son état le permettra, avant d’être déféré au parquet ce vendredi 24 avril 2026.
Réagissant promptement, le Bureau exécutif national (BEN) de l’ADCI a publié un communiqué appelant ses militants et sympathisants à la « sérénité » et à la « discipline ». Le parti assure rester en état d’alerte et promet de tenir l’opinion publique informée de l’évolution de la situation.
Les motifs exacts de cette procédure judiciaire n’ont pas encore été officiellement communiqués par les autorités.
AP/Sf/APA







