Abidjan s’apprête à devenir le carrefour de l’artisanat et du tourisme entre l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb. Le lancement officiel de la première édition du Salon de l’artisanat et du tourisme ivoiro-Tunisien (SATIT) a eu lieu jeudi 15 janvier 2026 sur les bords de la lagune Ebrié.
Le rendez-vous ivoiro-tunisien du tourisme et de l’artisanat annonce un événement majeur qui se tiendra du 5 au 8 février 2026 à l’Ivoire Golf Club. Il est porté par Rim Saïdi, promotrice, coordinatrice générale et 2e vice-présidente de la Chambre de commerce et d’industrie Tunisie–Côte d’Ivoire, ainsi que par sa co-organisatrice Nadiani Fadiga, co-organisatrice du salon et présidente de l’ONG African Green Youth.
Le SATIT se veut une plateforme de coopération économique et de brassage culturel. Sous le credo « quand les talents se rencontrent, les économies se renforcent », cette initiative vise à créer des partenariats durables entre les acteurs des deux nations.

Ce salon est un concentré de savoir-faire et de créativités. Pendant quatre jours, il réunira 24 artisans d’exception, dont 12 Tunisiens (dix faisant spécialement le déplacement) et 10 Ivoiriens. Les visiteurs pourront découvrir une diversité de métiers : maroquinerie, cosmétiques, sculpture, joaillerie, mode, céramique ou encore la gastronomie.
Au-delà de l’exposition, le SATIT est conçu comme un levier de croissance pour les PME. En favorisant le transfert de compétences et l’ouverture de nouveaux marchés, l’événement ambitionne de générer une valeur ajoutée locale significative.
Entre 600 et 800 visiteurs sont attendus pour cette première édition du Salon de l’Artisanat et du Tourisme ivoiro-tunisien (SATIT), riche en démonstrations et en networking. Le tourisme et le numérique seront au cœur des débats.
Le volet intellectuel n’est pas en reste. Des experts des deux pays interviendront lors de panels sur des thématiques cruciales : le rayonnement international des patrimoines locaux, l’innovation et le développement durable dans l’artisanat, le numérique comme accélérateur de visibilité pour les acteurs du tourisme, les mécanismes de financement et d’inclusion pour les créateurs.

Pour M. Ismaïla Patrick M’Bengue, président de la CCI Tunisie–Côte d’Ivoire, ce salon est essentiel pour consolider les relations d’affaires. « La promotion commerciale n’a de véritable durabilité que si elle s’inscrit dans un partage réel des valeurs culturelles », a-t-il souligné, justifiant ainsi la pleine implication de son institution.
De son côté, Nadiani Fadiga a résumé l’esprit du salon : « Le SATIT 2026 va raconter l’histoire d’un artisanat moderne et d’une coopération Sud-Sud ambitieuse ».
Rendez-vous est donc pris début février pour célébrer ce pont culturel et économique entre Tunis et Abidjan, promettant de faire du SATIT un rendez-vous de référence sur le continent.
AP/APA







