Le procureur de la République près le Tribunal de première Instance d’Abidjan explique les raisons de l’interpellation du vice-président du PPA-CI, Damana Adia Pickas, ce 4 novembre 2025 à Bingerville, à l’Est d’Abidjan, par la police nationale.
« Depuis l’interdiction de la marche du 11 octobre 2025, certains acteurs politiques, dont Damana Adia Pickas, ont appelé à l’insurrection populaire et au renversement des institutions de la République », a indiqué le procureur Koné Braman Oumar.
Selon le Parquet, ces appels, relayés avant et après la marche interdite, ainsi qu’à l’occasion de l’élection présidentielle du 25 octobre, ont conduit à la formation d’attroupements armés et non armés à travers le pays.
Ces actions, dira-t-il, ont provoqué de graves violences, assassinats, attaques armées, destructions et incendies de biens publics et privés, vols à main armée, extorsions, entraves au vote, ainsi que des destructions de matériel électoral.
« Ces attroupements ont occasionné, en divers endroits du territoire national, des actes de violence portant atteinte à la sécurité nationale », a-t-il précisé.
Le procureur de la République avait averti que « ces infractions ne resteront pas impunies. Tous leurs auteurs, complices et commanditaires, quelle que soit leur qualité, seront recherchés, interpellés et jugés conformément aux dispositions légales ».
Cette interpellation intervient alors que le PPA-CI a appelé, dans son communiqué final du secrétariat général extraordinaire du mardi 28 octobre 2025, ses militants et l’ensemble des organisations de la société civile à participer à une grande marche pacifique le samedi 8 novembre 2025, « afin de protester contre les massacres de populations civiles et d’exiger la libération de tous les prisonniers politiques. »
Le ministère d’Etat, ministère de la Défense et le ministère de l’Intérieur et de la sécurité ont, dans un arrêté conjoint, interdit depuis le 17 octobre 2025 toute manifestation sur une période de deux mois, hormis les meetings électoraux.
AP/Sf/APA







