Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exprimé lundi sa profonde indignation après une série de frappes de drones au Soudan ayant causé la mort de dizaines de civils, dont de nombreux enfants, dans l’État du Kordofan du Sud. Les attaques ont également visé une école maternelle, un hôpital et un convoi humanitaire.
Le chef de l’ONU António Guterres s’est dit « consterné » par les frappes de drones qui ont coûté la vie à des dizaines d’enfants et d’adultes dans le Sud-Kordofan, au Soudan. Selon son porte-parole Stéphane Dujarric, trois frappes distinctes ont touché le 4 décembre la ville de Kalogi : deux ont frappé une école maternelle, tandis que la troisième a visé un hôpital où les blessés étaient transférés.
Le même jour, dans le Nord-Kordofan, une frappe aérienne a touché un convoi humanitaire transportant de l’aide alimentaire vers le Nord-Darfour, endommageant un camion du Programme alimentaire mondial (PAM) et blessant grièvement son chauffeur.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait état d’un bilan de 114 morts, dont 63 enfants, et 35 blessés. Les survivants ont été acheminés vers l’hôpital Abu Jebaiha, où des appels urgents pour des dons de sang ont été lancés.
Le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a dénoncé sur le réseau social X le ciblage d’ambulanciers et de secouristes qui tentaient de transporter les blessés.
Depuis avril 2023, le conflit soudanais a provoqué des dizaines de milliers de morts et entraîné le déplacement de 12 millions de personnes. Les Forces de soutien rapide (FSR), après la prise d’El-Fasher en octobre, poursuivent leur avancée dans le Kordofan, poussant plus de 40 000 personnes à fuir le mois dernier.
L’ONU alerte sur une aggravation dramatique de la crise humanitaire : pénurie de fournitures vitales, famine confirmée à Kadugli et camps de déplacés saturés dans le nord du pays, où plus de 106 000 personnes ont fui la région d’Al Fasher.
Guterres appelle les États influents à agir immédiatement pour imposer un cessez-le-feu et mettre fin aux livraisons d’armes qui alimentent le conflit.
Les violences au Soudan ont déjà déplacé plus de 12 millions de personnes et plongé le pays dans l’une des pires crises humanitaires au monde. L’ONU condamne fermement les attaques visant écoles, hôpitaux et convois humanitaires, considérées comme de possibles violations du droit international humanitaire.
DM/Sf/APA







