La Tunisie abrite désormais une nouvelle institution panafricaine dédiée à la promotion du commerce intra-africain et à l’intégration économique du continent.
Le ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a reçu lundi à Tunis le directeur exécutif du Centre africain d’excellence pour les marchés inclusifs (AIMEC), Youssef Ahmed Al-Kurdfani, à l’occasion du lancement officiel de ses activités dans le pays.
Cette installation marque une étape stratégique pour la Tunisie, qui devient un nouveau pôle africain de réflexion et d’action économique.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a souligné le soutien du gouvernement tunisien à cette initiative, qualifiée d’« atout majeur pour le continent ». Le ministre a réaffirmé la volonté de la Tunisie de faciliter le démarrage des programmes de l’AIMEC et de contribuer à faire de ce centre un levier de coopération économique à l’échelle africaine.
L’implantation du siège de l’AIMEC à Tunis s’inscrit dans le cadre du choix stratégique du pays de renforcer ses liens avec l’Union africaine et de consolider sa participation aux institutions régionales, conformément aux objectifs de l’Agenda 2063. Cette démarche traduit la volonté tunisienne de se repositionner comme un acteur engagé dans la dynamique de développement du continent.
De son côté, Youssef Ahmed Al-Kurdfani a salué la coopération du gouvernement tunisien et qualifié le choix de Tunis de « pertinent et stratégique », mettant en avant la position géographique du pays, à la croisée du Maghreb et du reste de l’Afrique, ainsi que la qualité de ses ressources humaines.
Il a précisé que le Centre ambitionne de devenir une plateforme régionale dédiée à la recherche économique, à la formation des entrepreneurs et à la coordination de projets inclusifs au service des économies africaines.
Les discussions ont également porté sur les programmes futurs de l’AIMEC, parmi lesquels la création de mécanismes de financement pour les PME africaines, le développement de chaînes de valeur régionales et la formation en innovation inclusive. Plusieurs institutions financières régionales et internationales ont déjà exprimé leur intérêt pour accompagner ces initiatives, dans le but de stimuler la compétitivité et la transformation économique du continent.
MK/te/APA







