Le gouvernement togolais a publié, le 30 décembre 2025, l’arrêté interministériel n°0029, modifiant et complétant les règles encadrant la commercialisation de la noix de cajou. Cette mesure vise à renforcer la transformation locale et à mieux réguler les exportations.
Dans le cadre de la valorisation de la filière anacarde, les ministères de l’Économie et de la Veille stratégique et de l’Agriculture imposent désormais que tout acheteur ou coopérative livre aux unités de transformation nationales au moins un tiers de la quantité de noix collectée ou achetée. Le prix de cession sera déterminé par l’interprofession.
Les acheteurs ou coopératives ne respectant pas cette obligation seront temporairement exclus des opérations d’exportation. Toutefois, un quitus exceptionnel pourra être accordé en cas de difficultés imputables aux transformateurs.
Par ailleurs, l’exportation des noix de cajou sera désormais soumise à un agrément délivré par le Comité de coordination de la filière anacarde. Les cargaisons dépourvues de documents seront saisies, les coûts et préjudices étant à la charge de l’exportateur.
Cette initiative complète et renforce l’arrêté interministériel n°007 du 28 février 2008, qui fixait déjà les règles de commercialisation de la noix de cajou au Togo. L’arrêté n°0029 insiste particulièrement sur l’obligation de fournir une part de la production aux unités de transformation nationales, et encadre plus strictement l’exportation, afin de favoriser la transformation locale et de protéger les producteurs.
DM/te/Sf/APA







