Le Burkina Faso affiche des avancées notables dans sa marche vers la souveraineté alimentaire. C’est ce qu’a déclaré, mercredi, le représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Ernest-Moïse Mushekuru, à l’issue d’une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré.
Cinq mois après sa prise de fonction, le ministre Burkinabé des Affaires étrangères, Ernest-Moïse Mushekuru a dressé un bilan globalement positif de la situation alimentaire du pays. Ses observations reposent notamment sur plusieurs missions de terrain menées dans différentes régions, où il a pu constater les efforts déployés par les autorités et les acteurs du secteur agricole.
Selon lui, le Burkina Faso se distingue par des performances significatives, notamment lors de la dernière campagne céréalière, ainsi que par l’ampleur des investissements réalisés dans le domaine agricole. Ces résultats positionnent le pays comme un exemple en matière de progression vers la souveraineté alimentaire.
Le représentant de la FAO a également mis en avant la qualité du partenariat entre son institution et le gouvernement burkinabè, en particulier avec les ministères en charge de l’Agriculture et de l’Élevage. Il a réaffirmé l’engagement de la FAO à accompagner techniquement le pays afin de consolider les acquis et soutenir la dynamique en cours.
Dans cette optique, il s’est montré optimiste quant à la capacité du Burkina Faso à atteindre la souveraineté alimentaire d’ici 2030, malgré un contexte régional marqué par des défis climatiques et sécuritaires.
Les échanges ont aussi porté sur la prochaine conférence de la FAO prévue à Nouakchott, en Mauritanie. À cette occasion, M. Mushekuru a encouragé le Burkina Faso à y participer activement, afin de partager son expérience et de renforcer son implication dans les initiatives internationales en faveur de la sécurité alimentaire.
De son côté, le ministre des Affaires étrangères a salué l’approche de terrain adoptée par le représentant de la FAO. Il l’a invité à poursuivre dans cette voie, estimant qu’elle permet de mieux cerner les réalités du pays, souvent mal perçues à l’international.
Enfin, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération. Une visite prochaine du Directeur général de la FAO au Burkina Faso est d’ailleurs annoncée, dans le but de consolider ce partenariat et de soutenir davantage les efforts nationaux en matière de souveraineté alimentaire durable.
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