Lors du Conseil des ministres tenu mercredi, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a souligné l’urgence de renforcer le dialogue social entre l’État et les transporteurs routiers, en grève depuis le 30 mars 2026.
Selon le communiqué du Conseil des ministres, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de cultiver l’écoute, le dialogue et le sens des responsabilités, tout en respectant les lois et règlements. Il a regretté la « récurrence des grèves cycliques » décrétées par la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal, qui perturbent la circulation des personnes et des biens et freinent les activités économiques.
Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé son attachement à la bonne gouvernance du secteur et a demandé au Premier ministre, en collaboration avec le ministre chargé des Transports terrestres et aériens, de veiller à l’application effective et inclusive des recommandations des États généraux des Transports organisés en octobre 2024.
Le président a insisté sur la nécessité d’assurer un contrôle routier optimal et le respect strict du Code de la route ainsi que des réglementations relatives aux véhicules de transport public. Il a également rappelé l’urgence de renouveler le parc de véhicules et d’améliorer l’efficacité du système collectif, en renforçant notamment les flottes de la Dakar Dem Dikk, du Bus Rapid Transit (BRT) et des opérateurs privés agréés.
Concluant ses propos, Bassirou Diomaye Faye a donné instruction au ministre des Transports terrestres de lui présenter, avant la fin avril 2026, un rapport complet sur les contraintes et les perspectives de transformation inclusive des transports routiers au Sénégal, accompagné d’un calendrier précis. Il a également demandé au gouvernement de veiller au bon fonctionnement du Train express régional (TER), des Chemins de fer du Sénégal (CFS) et des Grands trains du Sénégal (GTS), afin de développer un transport urbain et interurbain multimodal performant.
TE/Sf/APA







